PROJETS EN COURS

Étude exploratoire portant sur l'évaluation économique des activités des services de sécurité incendie
(Service de sécurité incendie de Montréal)
Membres : Ingrid PEIGNIER, Nathalie DE-MARCELLIS WARIN, David BOISCLAIR
La législation, la réglementation et les codes de sécurité mais aussi les activités des services
d'incendie contribuent à la réduction du nombre d'incendies et des dommages associés. Mais ces mesures sont
coûteuses. L'évaluation des coûts et des bénéfices (économiques et sociaux) des services d'incendie peut permettre
: (1) de justifier certains investissements et de justifier le partage des coûts associés ; (2) d'aider les décisions
publiques d'allocation des ressources pour les services d'incendie ; (3) d'évaluer la pertinence de mettre en
place des partenariats (par ex: avec les assureurs ou avec d'autres intervenants en mesures d'urgence).
Cette évaluation économique doit permettre de montrer les enjeux pour la collectivité, c'est-à-dire pour
l'ensemble constitué des individus, des travailleurs, des entreprises, du gouvernement et des assureurs.
Gestion des risques réseaux : sous-projet du VRQ Gestion Intégrée des risques
Membres : Nathalie de MARCELLIS-WARIN, Bernard SINCLAIR-DESGAGNÉ
Dans le cadre de l’étude de l’effet domino des risques réseaux et des relations d’interdépendance avec les
partenaires de l’entreprise, en collaboration avec une équipe de recherche de l’Université La Sorbonne, une
revue de littérature sur les risques liés aux réseaux interentreprises (avec une application des risques liés à
la chaîne logistique) est en cours de réalisation.
PROJETS PROPOSÉS

Documentation et estimation des pertes et des coûts associés aux cyberincidents
Membres : Nathalie DE-MARCELLIS WARIN, Ingrid PEIGNIER
De plus en plus d'entreprises sont victimes de cyberattaques mais elles éprouvent de nombreuses difficultés
à évaluer le montant réel des pertes associées à ces cyberincidents. Les pertes financières estimées se limitent
souvent aux coûts directs : pertes matérielles, indisponibilité d'une machine, perte de revenu liée à un processus
business (par exemple pour un site de vente en ligne). Le plus délicat à évaluer est l'indisponibilité pour
l'utilisateur, l'insatisfaction client, le lien entre l'attaque et la chute du cours boursier, la perte d'image,
ce qui peut représenter un coût indirect important. Ainsi, les entreprises ne procèdent pas toujours à une
évaluation rigoureuse des conséquences associées à un cyberincident, soit parce qu'elles ne savent pas identifier
de façon exhaustive les facteurs de coûts, soit parce qu'elles ne savent pas les quantifier. Ce projet propose
une typologie des coûts associés aux cyberincidents et vise à identifier et analyser les méthodes d'évaluation
utilisées et les sources de données existantes. Nous allons montrer l'importance de prendre conscience des pertes
réelles pour ne pas les sur-estimer et à, l'inverse, ne pas les sous-estimer en négligeant par exemple l'impact
de l'atteinte à l'image de l'entreprise. L'objectif final est d'aider à l'évaluation totale de l'incidence et
des coûts des cyberincidents via la mise en place d'une grille d'analyse standardisée des cyberincidents.
Gestion des risques technologiques et innovation - le cas des nanotechnologies
Membres : Catherine Beaudry, Nathalie de Marcellis-Warin, Dina Feigenbaum, Ingrid Peignier, Bernard Sinclair-Desgagné
Les pouvoirs publics disposent de plusieurs instruments qui influencent le développement technologique et
l'innovation. À une époque où l'on s'en remet de plus en plus à l'innovation pour accroître la compétitivité et
pérenniser le développement économique, il importe de bien doser l'usage de chacun de ces instruments, en tenant
compte des impacts qu'ils peuvent avoir les uns sur les autres. Mais un bref regard sur l'administration des
normes sanitaires et environnementales, par exemple, montre qu'elles sont peu coordonnées avec les programmes
habituels d'incitation à l'innovation. Ce projet vise donc précisément à jeter les bases d'une démarche intégrant
la gestion des risques technologiques aux politiques publiques d'incitation à l'innovation. Il s'agira de dégager
et d'articuler de façon concrète les problématiques entourant l'arbitrage inévitable entre l'incitation à innover,
fer de lance du progrès, et une gestion des risques technologiques qui réponde à la demande sociale. Afin d'en
arriver à des questionnements précis et pertinents, nous allons aussi contextualiser nos réflexions et concentrer
nos efforts d'investigation sur les nanotechnologies. Celles-ci connaissent actuellement un développement très
rapide, lié bien sûr à des applications prometteuses, mais qui soulèvent de nombreux doutes quant aux impacts
sur la santé humaine et l'environnement. Du fait de la jeunesse et de la vélocité de ces développements, il nous
est apparu qu'il n'y a pas de meilleur « laboratoire » pour valider et raffiner nos questionnements, nos concepts
et nos méthodes.