Stratégies des entreprises dans un contexte mondial

Innovations et diffusion technologique internationale, forces et faiblesses des pays émergents, industries naissantes, entreprises multinationales et leurs défis, sous- traitance et impartition internationale, internationalisation des chaînes de valeur, gestion de la valeur immatérielle de l.entreprise internationale, risques de l'entreprise internationale.

L'équipe de recherche

Fellows

Ayoub, Antoine antoine.ayoub@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Laval
Bernard, Sophie sophie.bernard@cirano.qc.ca 514-985-4000 École Polytechnique
Boccanfuso, Dorothée dorothee.boccanfuso@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Sherbrooke
Boyer, Marcel marcel.boyer@cirano.qc.ca 514-985-4000p4002 Université de Montréal
Chemin, Matthieu matthieu.chemin@cirano.qc.ca 514-985-4000 McGill University
Cohendet, Patrick patrick.cohendet@cirano.qc.ca 514-985-4000  HEC Montréal
Durand, Aurélia aurelia.durand@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Foucault, Martial martial.foucault@cirano.qc.ca 514-985-4000 Institut d'études politiques de Paris
Henry, Marc marc.henry@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Hollander, Abraham J. abraham.hollander@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Huberman, Michael michael.huberman@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Laszlo, Sonia sonia.laszlo@cirano.qc.ca 514-985-4000p3028 McGill University
Leblond, Patrick patrick.leblond@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université d'Ottawa
Nimubona, Alain-Désiré alain-desire.nimubona@cirano.qc.ca 514-985-4000 University of Waterloo
Poschke, Markus markus.poschke@cirano.qc.ca 514-985-4000 McGill University
Ravenna, Federico federico.ravenna@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Savard, Luc luc.savard@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Sherbrooke
Sinclair-Desgagné, Bernard bernard.sinclair-desgagne@cirano.qc.ca 514-985-4000p4010 HEC Montréal
Vaillancourt, François francois.vaillancourt@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Van-Assche, Ari ari.van_assche@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Warin, Thierry thierry.warin@cirano.qc.ca 514-985-4000p4014 HEC Montréal
Zhu, Nong nong.zhu@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université INRS

Fellows associés

Armantier, Olivier olivier.armantier@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Cernat, Lucian lucian.cernat@cirano.qc.ca 514-985-4000
Frieden, Jeffry Alan jeffry_alan.frieden@cirano.qc.ca 514-985-4000 Harvard University
Giannoni, Marc P. marc_p.giannoni@cirano.qc.ca 514-985-4000 Columbia University
Kali, Raja raja.kali@cirano.qc.ca 514-985-4000 University of Arkansas
M_Crowley, Patrick patrick.m_crowley@cirano.qc.ca 514-985-4000 Texas A&M University
Marrouch, Walid walid.marrouch@cirano.qc.ca 514-985-4000 Lebanese American University
Meunier, Sophie sophie.meunier@cirano.qc.ca 514-985-4000 Princeton University
Mohnen, Pierre pierre.mohnen@cirano.qc.ca +31 43 388 4464 University of Maastricht-MERIT-NL
Pyle, William H. william.pyle@cirano.qc.ca 514-985-4000 Middlebury College
Ramaswamy, Sunder sunder.ramaswamy@cirano.qc.ca 514-985-4000 Monterey Institute of International Studies

Chercheurs

Martin, Julien julien.martin@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université du Québec à Montréal

Fellow(s) invité(s)

Chercheurs postdoctoraux

Hadengue, Marine marine.hadengue@cirano.qc.ca 514-985-4000p3027 CIRANO
Stojkov, Aleksandar aleksandar.stojkov@cirano.qc.ca 514-985-4000 Iustinianus Primus Faculty of Law

Directeur(s) de projets

Sanger, William william.sanger@cirano.qc.ca 514-985-4000 École Polytechnique

Professionnel(s) de recherche

Étudiant(s) (Ph.D.)

Étudiant(s) (M.Sc.)

Claire, Arthur arthur.claire@cirano.qc.ca 514-985-4000p3126 École Polytechnique de Montréal
Daye_Diallo, Alpha alpha.daye_diallo@cirano.qc.ca 514-985-4000
Leduc, Romain romain.leduc@cirano.qc.ca 514-985-4000
Traore, Mamadou mamadou.traore@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Vakilian, Bahram bahram.vakilian@cirano.qc.ca 514-985-4000
Vergne, Guillaume guillaume.vergne@cirano.qc.ca 514-985-4000p3102 École Polytechnique de Montréal

Étudiant(s)

Programmation de recherche

Évolutions macroéconomiques internationales et enjeux stratégiques

Le modèle PEP-w-t-fin est un modèle d’équilibre général calculable dynamique séquentiel de l’économie mondiale qui étend le principe de l’équilibre walrasien au solde du compte courant des pays/régions et au compte capital et financier qui en est la contrepartie. Dans ce modèle, le solde du compte courant est rendu endogène en explicitant les flux internationaux de capitaux qui équilibrent les comptes internationaux. Les flux financiers sont régulés par les conditions d’équilibre de l’offre et de la demande sur le marché mondial des titres financiers, tel que déterminé par le comportement optimisant des gestionnaires de portefeuille, selon une représentation hautement stylisée. Le projet consiste à mettre à jour le modèle PEP-w-t-fin, dont la version courante s’appuie sur la base de données GTAP7, désormais remplacée par GTAP8. Cette mise à jour sera aussi l’occasion d’adopter une classification industrielle et un découpage géographique plus détaillés, ainsi que d’apporter au modèle des améliorations conceptuelles déjà implantées dans le modèle PEP-w-t sans actifs financiers. Enfin, le modèle PEP-w-t-fin, en tant que prototype, manque de robustesse en ce qu’il ne se résout que pour un éventail étroit de simulations : l’objectif ultime est de le rendre pleinement opérationnel.

Nous étudions le rôle des investissements directs étrangers (IDE) en tant que signal d’information concernant la productivité. Nous utilisons un modèle d’information incomplète dans lequel les entreprises se font concurrence sur des marchés séparés. Nous tentons d’établir si le rôle de signalement des IDE peut faire augmenter la probabilité des investissements directs étrangers et la production globale prévue au sein de chaque marché. Nous nous attendons à ce que les entreprises se classent elles-mêmes comme sociétés exportatrices ou multinationales et qu’elles s’engagent dans des IDE parce qu’elles trouveront un intérêt à signaler qu’elles exercent leurs activités à faibles coûts (productivité élevée). Notre modèle démontre que la prolifération des entreprises multinationales peut s’expliquer par l’effet de signalement lorsque les entreprises sont hétérogènes dès le départ et lorsque les coûts constituent des renseignements confidentiels.

Les obstacles techniques au commerce (OTC) comportent deux principales catégories : 1) les règlements techniques, dont les règlements concernant la santé, l’hygiène, le bien-être des animaux, l’environnement; et 2) les normes de qualité, dont les normes touchant la sécurité, les activités industrielles, l’emballage et l’étiquetage (Deardorff et Stern, 1998). En réalité, les différences entre les règlements techniques et les normes de qualité créent d’énormes difficultés lorsqu’on tente de mesurer leur influence sur le commerce. Les règlements techniques émis par les responsables de l’élaboration des politiques sont impératifs dans les échanges bilatéraux et internationaux. Par ailleurs, les normes émises pour prévenir les processus de contrôle parallèles sont facultatives (Bao et Qui, 2012). Les deux facteurs d’amélioration et de mesure du bien-être génèrent des complications en ce qui a trait à l’estimation de l’incidence des OTC sur les échanges commerciaux (Roberts, 1999). Nous cherchons à explorer les effets positifs et négatifs sur le commerce de la conformité aux règlements et aux normes techniques dans les pays les moins avancés (PMA). Nous tentons aussi d’analyser les impacts des accords commerciaux pour les PMA, en comparant les effets des OTC avant et après l’accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les pays membres de droit et de fait. Nous explorons l’incidence de certaines activités de l’OMC : harmonisation, accords commerciaux régionaux, assistance technique aux exportations des PMA.

La prochaine signature de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne débouchera sur un accord de libre-échange dit de « deuxième génération » parce qu’il vise principalement à réduire, sinon éliminer, les barrières au commerce et à l’investissement et non exclusivement sur les tarifs et quotas. S’il est conclu, l’AECG serait la première entente du genre entre des pays riches et servirait fort probablement de modèle à l’échelle internationale. Cependant, l’AECG représente aussi des défis importants pour le fédéralisme canadien. En raison de sa nature globale, l’AECG a comme caractéristique particulière de toucher à plusieurs champs de compétence provinciale (partagée ou non avec le gouvernement fédéral). De plus, il tient entre autres à encourager la mobilité de la main-d’œuvre entre le Canada et l’UE, ce qui implique la reconnaissance des compétences professionnelles obtenues de part et d’autre de l’Atlantique. Signé par le gouvernement fédéral canadien et l’UE, cet accord soulève des questions sur les potentielles retombées économiques à l’échelle canadienne et provinciale, mais suggère aussi d’évaluer comment cet accord pourrait accélérer un processus de concurrence entre provinces pour attirer des investissements européens, voire du capital humain qualifié.

Commerce international, régionalisation et mondialisation

L’objectif est d’étudier le rôle tenu par la réputation des pays dans la réduction de l’effet inhibiteur de la distance psychique/perçue (c.-à-d., les différences culturelles, administratives, économiques, technologiques, etc.) sur le développement de relations d’affaires entre importateurs et exportateurs de vin dans le monde. Un échantillon de 358 relations entre gestionnaires des achats et des ventes de 35 pays différents a été collecté au moyen d’un questionnaire en ligne diffusé par Mediagrif, une place d’affaires électronique en partenariat avec la SAQ.

L’objectif est d’étudier le rôle de la proximité (géographique, sociale, cognitive, organisationnelle, etc.) sur le développement de la coopération interentreprise en marketing. Un échantillon de 312 relations interentreprises dans une grappe agricole au Chili a été collecté au moyen d’une enquête sur le terrain

L’objectif est d’étudier l’importance relative de la réputation d’une entreprise par rapport à la réputation du pays d’origine de cette entreprise sur les préférences du consommateur entre marque locale et marque étrangère. Un échantillon de 273 évaluations (18 marques dans 8 secteurs industriels) de la part de consommateurs au Canada, en Argentine et au Chili a été collecté par le moyen d’une enquête dans la rue.

Dans ce projet, nous nous interrogeons sur les nouvelles stratégies de recherche des grandes pharmaceutiques dans les pays émergents ainsi que sur les nouveaux paradigmes que cela entraîne au niveau des enjeux d’innovation et de transfert technologique. Nous souhaitons analyser les propositions suivantes : (1) la Chine représente aujourd’hui un nouveau centre mondial de recherche et d’innovation. « Fait en Chine » devient « Découvert en Chine »; (2) les grandes pharmaceutiques pratiquent l’innovation inverse; (3) les appels à partenariat et collaboration par ces grandes pharmaceutiques en Chine avec des entreprises locales ont pour but le partage des connaissances locales accumulées par ces entreprises impliquant ainsi un transfert technologique inverse. Note : Ce projet de recherche est conjoint avec le groupe Risque

En 1991, l’Inde a adopté les principes de libre-échange et ouvert son économie, éliminant ainsi le système d’autorisations administratives appelé « Permit Raj », un mécanisme de contrôles serrés de l’industrie mis en place par l’État avant l’ère britannique et qui s’est poursuivi après l’indépendance. Depuis la libéralisation, l’économie indienne a connu une croissance se situant entre 7 % et 10 %, mais les bénéfices de cette croissance économique ont été répartis inégalement et les taux de croissance des États pris séparément affichent des écarts considérables. Quels facteurs ont contribué aux écarts importants dans les résultats économiques des différentes régions de l’Inde? Nous objectif consiste à trouver des réponses à cette situation complexe. Nous proposons que l’incidence variée de la planification gouvernementale explique fondamentalement les écarts de fortune qui ont suivi la libéralisation économique de l’Inde, comme le démontre l’influence du secteur public dans les diverses régions du pays. Après l’indépendance, le gouvernement de l’Inde s’est engagé dans une série de projets ambitieux touchant les infrastructures et le développement, dans le cadre de soi-disant « plans quinquennaux ». Ces initiatives devaient créer un effet d’entraînement en amont et en aval dans de nombreux secteurs connexes et donner un « grand élan » à l’industrialisation et au développement économique. Cette stratégie de développement reposait sur l’emplacement des importantes industries de base et lourdes dans les États ayant facilement accès aux principales ressources naturelles. Nous avançons l’hypothèse que le rôle imposant des sociétés appartenant à l’État (SAÉ) dans ces provinces a faussé les mesures incitatives et paralysé l’entrepreneuriat. Par ailleurs, les États relativement pauvres en ressources naturelles ont été épargnés des mesures de développement économique planifiées. L’entrepreneuriat a ainsi pu se développer et même prospérer dans ces provinces délaissées par les autorités administratives. Cette situation a donné lieu à des résultats imprévus, c’est-à-dire que, lors de la libéralisation économique de l’Inde, les provinces négligées étaient bien préparées à tirer parti des occasions et des forces du marché présentes. Quant aux provinces ayant une forte concentration de SAÉ, elles ont dû faire face au fardeau administratif, à la bureaucratie et à la syndicalisation, ce qui a contribué à les ralentir. Cette situation a donné lieu, au cours des 20 dernières années, à des « écarts de fortune » entre les différents États indiens, certains devenant très prospères et d’autres accusant un retard. Un des principaux objectifs de notre recherche consiste à examiner les effets à long terme et persistants de l’intervention de l’État sur l’économie et son incidence sur le développement de l’entrepreneuriat.

Ce projet est un projet de monographie biennale. Elle couvre trois grands thèmes : l’international au Québec, le Québec à l’international et enfin elle est une étude prospective sur les futurs grands enjeux internationaux. Les membres de ce projet sont : • Julie Aubut Industrie Canada • Michel Bergeron Banque de développement du Canada • Christian Bernard Montréal International • Jérôme Blanc CIRANO • Jean-Paul Caron Finance Montréal • Pierre Cléroux Banque de développement du Canada • Alain Dudoit QG100 • Julie Insley Affaires étrangères et Commerce international Canada • Diane L'Ecuyer Industrie Canada • Julie Pottier Exportation et développement Canada • Stéphane Pronovost Développement Économique Canada • Alain Proulx Ministère des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur • Bernard Sinclair-Desgagné CIRANO • Antoine Troadec CIRANO • Ari van Assche CIRANO • Thierry Warin CIRANO Les auteurs du livre sont : • Rufin Baghana Ministère des Finances • Dimona Bignami Université de Montréal • Lucian Cernat DG Commerce • Nathalie De Marcellis-Warin École Polytechnique de Montréal • Todd Evans Exportation et Développement Canada • Marie-Ève Faubert CIRANO • Marine Hadenge École Polytechnique de Montréal • Patrick Leblond Université d’Ottawa • Sophie Meunier Princeton University • Pierre Mohnen Maastricht University • Céline Nègre • Stéphane Pronovost Développement Économique Canada • Louis Raymond Université du Québec à Trois-Rivières • Jacques Roy HEC Montréal • Bernard Sinclair-Desgagné HEC Montréal • Nathalie Sinclair-Desgagné CIRANO • Josée St-Pierre Université du Québec à Trois-Rivières • Ekaterina Turkina HEC Montréal • Ari Van Assche HEC Montréal • Thierry Warin HEC Montréal Ce projet s’inscrit dans un des trois projets sur lesquels nous aimerions attirer l’attention en termes de défis pour le Québec et le Canada dans les 10 prochaines années.

Je souhaite examiner des études récentes sur les marges extensives et intensives du commerce international dans une perspective historique. Quelques-unes de ces études ont montré que, si les variations de la marge intensive sont prononcées à court terme, ce sont les variations du nombre des produits échangés et du nombre des partenaires qui ont un effet dominant à long terme. Cela a des répercussions sur notre compréhension des effets de la mondialisation sur le bien-être collectif pour les travailleurs et les consommateurs. J’ai recueilli des données sur le commerce belge pour la première vague de mondialisation, de 1870 à 1914. Ces données sont extrêmement détaillées et se prêtent bien à une ventilation des marges commerciales. Puisque la première vague de mondialisation est un épisode terminé – elle a eu un début et une fin bien marqués – elle représente un point de référence important pour l’étude de la mondialisation actuelle.

Nous considérons les choix des ménages d'Afrique sub-saharienne relativement au contrôle de la natalité, à la scolarisation des enfants au secondaire, à la migration des bacheliers vers un pays de l'OCDE. Ces choix font intervenir des variables de traitement endogènes, et les paramètres structurels sont partiellement identifiés. Ces modèles sont donc estimés à l'aide de méthodes économétriques récentes sur les modèles incomplets et partiellement identifiés. La description de l’une des applications permet d’illustrer la problématique générale. Une problématique importante en économie du développement est celle de l’effet de la migration sur le capital humain dans le pays d’origine. Un des mécanismes envisagés, appelé brain gain, est l’acquisition d’un niveau d’éducation plus élevé dans le pays d’origine de façon à accroître sa probabilité d’émigration vers un pays riche et son revenu en cas d'émigration. Le niveau d’éducation est donc une variable endogène dans l’équation déterminant la décision d’émigrer. Ceci se traduit par une multiplicité de prédictions du modèle similaire à la multiplicité d’équilibres dans les modèles d’interaction étudiés par Alfred Galichon et Marc Henry (2006, 2009, 2011).

Gouvernance globale et règlementations financières internationales

Il s’agit d’un projet de recherche financé par la Commission Européenne dans le cadre du 7e Programme Cadre avec plusieurs autres universités et centres de recherche. Le but est d’estimer l’efficacité des aides directes à la recherche en Europe à partir d’un modèle structurel qui tient compte de l’endogénéité du choix des firmes à faire une demande de subvention, de la sélection des projets par les autorités publiques et du montant de recherche faite par les firmes suite à l‘obtention des subsides.

L’ampleur de l’intégration financière à l’échelle internationale semble produire de nombreux effets bénéfiques pour les économies européennes émergentes [nouveaux pays membres de l’Union européenne des Douze (UE 12), pays candidats à l’entrée dans l’UE et pays potentiellement candidats]. Leur expérience au cours de la dernière décennie contraste fortement avec le développement des pays périphériques membres de la zone euro, ce qui mérite un examen approfondi et distinct. Conformément à la perspective néoclassique, au cours des deux dernières décennies, les ressources ont convergé des pays européens possédant une abondance de capitaux et de faibles taux de rendement du capital ajusté au risque vers les pays en transition ayant une pénurie de capitaux et des taux élevés de rendement du capital (Henry, 2006). L’apport de capitaux étrangers dans les nouveaux États membres et dans les États potentiellement membres de l’UE a contribué à réduire le coût des capitaux de ces pays, déclenchant ainsi une hausse temporaire des investissements et une croissance qui a permis d’accroître de façon permanente le niveau de vie. Cette situation est renforcée à mesure que les économies s’intègrent institutionnellement aux économies européennes avancées, qu’un pays soit membre ou qu’il ait signalé son intention de devenir membre. Le fait que les capitaux convergent des pays plus riches vers les pays plus pauvres diffère, en réalité, de ce qui se passe à l’extérieur de l’Europe (Gill et Martin, 2012). Premièrement, cette situation peut s’expliquer par l’effet rassurant fondé sur l’intuition de Mundell et sur la théorie de la zone monétaire optimale endogène (Warin, Wunnava et Janicki, 2009). On peut trouver la preuve de cet effet dans la crise de 2008, au moment où la crise financière a éclaté. En effet, contrairement aux crises précédentes qui se sont produites en Asie et en Amérique latine, on n’a pas assisté à une sortie spectaculaire des capitaux de ces pays. Deuxièmement, la composition de l’apport de capitaux étrangers est également importante. Plus la proportion des capitaux non générateurs d’endettement est élevée (investissements directs étrangers, par exemple), plus l’impact positif sur la convergence économique des économies bénéficiaires sera important. Le rôle considérable des apports du secteur bancaire, qui comprennent les fonds de gros déposants et les investissements étrangers directs (IED), constitue une des particularités distinctives de l’Europe émergente. Dans le dernier cas, nous faisons référence à la relation entre les banques mères et leurs filiales. En effet, aucune autre région ne semble connaître un tel degré d’intégration des capitaux « axée sur la propriété ». Les constatations montrent que l’épargne étrangère dans les pays membres de l’UE-12 et les pays candidats à l’entrée dans l’UE semble avoir rendu possible la poursuite d’occasions d’investissement qui seraient autrement restées non provisionnées (Stojkov et Zalduendo, 2011). L’adhésion réelle ou potentielle à l’UE permet d’ancrer les attentes en matière d’amélioration de la qualité institutionnelle, même si les améliorations véritables se matérialisent lentement. Warin, Wunnava et Janicki (2009) démontrent que la convergence économique assurée par l’adhésion à la zone monétaire commune contribue à doubler les apports d’investissements directs étrangers. Troisièmement, l’intégration européenne soutient le processus de convergence économique de l’Europe émergente. Cela suppose qu’une croissance accrue du volume des échanges, des échanges intersectoriels et du niveau d’intégration financière devrait bénéficier substantiellement aux membres actuels et potentiels de la zone euro, en termes d’une plus grande symétrie par rapport aux chocs et, par conséquent, entraîner un besoin moins grand de politique monétaire indépendante (Babetskii, 2005 ; Olivero et Madak, 2013). L’objectif principal du projet consiste à examiner les implications de l’intégration financière au sein de l’Europe dans une perspective de l’économie politique. Plus précisément, l’étude tente de répondre aux questions suivantes : 1) quels sont les principaux facteurs de changement des apports de capitaux étrangers au sein de l’Europe émergente? ; 2) pourquoi l’expérience de l’Europe émergente est-elle différente de celle des autres économies non européennes dont les marchés sont en émergence? ; et 3) quelles sont les implications de l’arrêt soudain des apports nets de capitaux internationaux et de la stagnation du processus d’intégration à l’UE, du point de vue de l’économie politique?

Au cours de tous les précédents sommets de la terre, plusieurs points d’achoppement ont toujours fait surface entre les pays développés et les pays sous-développés en raison de leurs divergences en matière de politiques publiques prioritaires. Malgré les difficultés à trouver l’arme efficace pour lutter contre la dégradation de l’environnement, la communauté internationale s’accorde sur la nécessité de soutenir, grâce à l’aide internationale, la capacité technique des pays pauvres à réduire les émissions de gaz à effet de serre. En pratique, l’aide internationale destinée à la protection de l’environnement prend plusieurs formes, allant du transfert monétaire traditionnel au transfert de technologies environnementales. À leur tour, certains transferts technologiques peuvent ou ne pas être accompagnés par un transfert de droits de propriété. Ce projet de recherche vise principalement à développer un modèle d’analyse des effets des différentes formes d’aide internationale destinée à la protection de l’environnement. Dans un second temps, nous utiliserons l’analyse économétrique ainsi que la simulation numérique pour mettre en exergue les principaux déterminants des différentes formes d’aide internationale destinée à la protection de l’environnement, ainsi que leur efficacité relative à l’amélioration de la qualité de l’environnement. Note : Ce projet est conjoint avec le groupe Développement durable.

La crise de 2008 a commencé lorsque les principales institutions financières se sont rendu compte, plus ou moins en même temps, que bon nombre des investissements effectués avant la crise étaient, en réalité, des créances irrécouvrables. Les titres adossés à des créances hypothécaires constitués d’actifs de mauvaise qualité, notamment les prêts hypothécaires à risque dont l’ampleur était plus grande que celle rapportée ou dont la nature était même frauduleuse, ainsi que les prêts Ninja accordés aux personnes sans revenu, sans emploi et sans actif étaient trop importants. La « correction boursière » qui a suivi a pris la forme d’un retrait des banques, en raison du fait que les contreparties ont refusé, plus ou moins massivement, de reconduire la dette à court terme des maisons de courtage, telles que Bear Stearns. De cette façon, la crise s’est déplacée des « actifs douteux » aux actifs de meilleure qualité. Cela a donné lieu à un effondrement qui a entraîné presque tous les marchés et qui a même ébranlé les entreprises qui n’avaient peut-être pas grand-chose à craindre autrement. Une question se pose : avons-nous tiré des leçons de la formation et de l’éclatement de cette bulle gigantesque qui a touché le logement et les titres adossés à des créances hypothécaires, ou plutôt le système financier lui-même force-t-il les personnes rationnelles et bien éduquées à créer les bulles, à spéculer et à surfer à l’intérieur de celles-ci? Cette question n’est en réalité pas tout à fait nouvelle. Elle revient à chaque cycle de prospérité et de ralentissement. Minsky a insisté sur le fait que, contrairement à la sagesse traditionnelle, l’instabilité est inhérente au système financier (Minsky, 1986). À notre connaissance, ce qui suit représente une des premières tentatives de réexaminer l’analyse de Minsky en intégrant la littérature sur l’organisation industrielle (OI) à l’analyse selon la perspective de la finance. À plusieurs égards, la finance comportementale est aussi près de cette critique de l’OI à l’égard des limites de la théorie moderne du portefeuille (TMP). Bref, selon Minsky, la stabilité est non seulement trompeuse, mais l’insouciance qu’elle provoque contribue à la création de bulles qui, inévitablement, éclatent. Selon la finance comportementale, la psychologie est importante : par exemple, la stabilité peut contribuer à rassurer les investisseurs et à les rendre un peu trop optimistes, alimentant ainsi la création d’une bulle. Dans les lignes qui suivent, même si une telle influence apparaît clairement dans la perspective de l’OI, nous souhaitons ajouter une autre dimension : qu’arrivera-t-il si les investisseurs sont réellement « rationnels », pleinement conscients de l’existence probable d’une bulle, mais que la dynamique du jeu les force essentiellement à rester à l’intérieur de cette bulle, continuant ainsi à l’alimenter par les positions qu’ils adoptent, même s’ils gardent l’espoir qu’ils seront les premiers à se retirer avant le krach? Par conséquent, outre la critique de Minsky à l’égard de la stabilité, outre la finance comportementale, notre tentons d’examiner la TMP en proposant une approche théorique du jeu et d’étudier les implications en termes de risques.

L'inflation des valeurs mobilières est par essence à l'origine des crises financières. Extrêmement difficile à mesurer, elle est souvent négligée même par les banques centrales. Cependant, son existence est indéniable et beaucoup plus importante qu'on ne l'imagine. Nous nous proposons dans ce projet de montrer en quoi l'inflation des valeurs mobilières est en réalité à l'origine du troisième risque de la finance de marché: le risque systémique.

Ce projet est un projet de recherche sur les déterminants de la monnaie et la dette dans les pays qui connaissent une « aubaine ». L’équipe observe les pays qui ont l'expérience d'une « aubaine » (un afflux de ressources dû à l'emprunt étranger, des effets favorables d'un choc commercial, etc.) et tente d'expliquer pourquoi certains pays ont pu éviter un accident ultérieur. Analyse des politiques économiques poursuivies et des déterminants de l'économie politique de ces politiques.

Ce projet est un projet de recherche sur la substituabilité potentielle de la politique de change et la politique commerciale. L’équipe analyse des cas où les pays ont réagi à une crise de balance des paiements avec différents instruments politiques, et tente d'expliquer pourquoi certains pays préfèrent imposer des barrières commerciales tandis que d'autres préfèrent laisser dévaluer leur monnaie.

Ce projet de recherche financé par le National Bureau of Economic Research a pour objectif d’évaluer l’impact de la décentralisation sur la fourniture des biens publics locaux. Une application à la décentralisation du Bénin (depuis 1999) a permis de mettre en évidence l’impact positif sur l’accès aux biens et services locaux (eau potable, assainissement, éducation primaire, évacuation des ordures….) à partir d’enquêtes sur les conditions de vie des ménages béninois. Par ailleurs, cette recherche souligne l’incapacité du processus de décentralisation à corriger les inégalités de richesse à l’intérieur des communes. La deuxième partie de l’étude (en cours) se concentre sur les effets de la décentralisation au Sénégal, Mali et Burkina-Faso.

Ce projet de recherche financé par le National Bureau of Economic Research a pour objectif d’évaluer l’impact de la décentralisation sur l’imputabilité politique des décideurs publics locaux. L’apprentissage de la démocratie représentative va de pair avec des institutions politiques décentralisées. Le transfert de compétences du centre vers les juridictions locales doit théoriquement impliquer une meilleure gestion des ressources locales pour répondre aux besoins locaux. En combinant des données de finances publiques locales (taxation et dépenses publiques), des mesures d’accès aux biens publics locaux et les résultats électoraux municipaux (2002 et 2007 et 2012), cette recherche apportera des éclairages importants sur les mécanismes politiques par lesquels la décentralisation améliore ou non l’accès aux biens publics locaux selon que les électeurs sanctionnent ou non la gestion publique des maires.

Une grande partie de la littérature sur le fédéralisme budgétaire a exploré les bénéfices attendus de la décentralisation sur l’imputabilité politique et l’efficacité des dépenses publiques dans les pays développés. Malgré quelques travaux identiques sur les pays en développement, il reste plusieurs dimensions non étudiées en particulier celles liées à l’émergence de phénomènes exogènes tels que des catastrophes naturelles (sécheresse, tremblement de terre, inondations,…). L’occurrence de tels phénomènes pourrait laisser penser que les décideurs publics locaux n’ont aucune influence sur leur apparition mais ont une pleine responsabilité dans la gestion des conséquences de tels évènements. Or, il est possible d’argumenter que l’anticipation de telles catastrophes par une politique municipale idoine pourrait en limiter les conséquences et obtenir certaines faveurs électorales (accountability). Ce projet est en cours de réalisation avec une collecte de données de catastrophes naturelles et de finances publiques locales dans les pays en développement.

Stratégies des entreprises dans un contexte mondial

Un des enjeux majeurs de l’économie québécoise est le problème de la productivité qui ne semble pouvoir s’améliorer au rythme des pays de l’OCDE. Les indicateurs de la performance économique au Québec sont alarmants. Le PIB par heure travaillée n’a augmenté de 1981 à 2009 que de 32,4 % au Québec comparé à 61,8 % en Suède, 76,3 % au Royaume-Uni, 77,9 % en France, 95,6 % au Japon, 52,6 % aux États-Unis et 49,8 % en Ontario. Quant au PIB par emploi, il suit la même tendance : 24,3 % au Québec comparativement à 72,8 % en Suède, 69,9 % au Royaume-Uni, 49,2 % en France, 64,8 % au Japon, 54,9 % aux États-Unis et 37,4 % en Ontario. Bref, le Québec accuse un retard considérable et grandissant. Pour répondre à ce problème, on s’empresse souvent d’encourager les dépenses en Recherche et Développement (R&D) et en conséquence développer des programmes de subventions. Cependant, les indicateurs économiques nous révèlent que le problème est plus profond. En effet, en 2006, le Québec dépensait 2,70 % de son PIB en dépenses internes en Recherche et Développement (DIRD), le Canada dépensait 1,98 % de son PIB et le ROC 1,81 %. Le Québec semble donc consacrer une partie considérable de son PIB à la R&D. Au sein de l’OCDE, seuls le Japon (3,39 %) et la Suède (3,74 %) le dépassent. Il est aussi à remarquer que le Québec est non seulement parmi les régions du monde qui dépensent le plus en R&D en % de leur PIB, mais le Québec est le champion de l’OCDE en termes de subvention à la R&D. La R&D est souvent encouragée dans l’objectif d’assurer une croissance économique à long terme. Au Québec, la norme de mesure de l’efficacité de l’aide fiscale à la R&D est « l’impact de l’aide fiscale sur l’augmentation des dépenses de R&D des entreprises ». Cette définition est obsolète et doit être révisée. Question #1 : Quel est le lien entre les dépenses en R&D et la performance économique? Question #2 : Quels mécanismes incitatifs permettent d’améliorer la productivité des dépenses de R&D et donc la commercialisation des résultats de la R&D? Question #3 : Quels sont les facteurs déterminants de l’adoption des THD (télécoms haut débit) par les entreprises et quelle est l’importance de leur supermodularité? Question #4 : Jusqu’à quel point l’écart observé dans l’adoption des THD explique-t-il le déficit d’investissements privés au Québec[1]? Question #5 : Jusqu’à quel point l’écart observé dans l’adoption des THD explique-t-il l’écart de productivité entre les États-Unis, le ROC et le Québec?

Ce projet analyse les réseaux de production mondiaux en considérant comment ils peuvent permettre de minimiser les coûts de leur chaîne de valeur. Dans une perspective internationale, les organisations font un compromis entre les bénéfices associés à la production dispersée dans différents pays et les risques et coûts de coordination additionnels que ce mode d’organisation amène. Ce projet évalue l’impact de l’amélioration des outils de communication sur l’organisation de la chaîne de valeur. Les réseaux de production mondiaux sont-ils destinés à devenir beaucoup plus petits? Note : Ce projet de recherche est conjoint avec le groupe Risque.

Ce projet de recherche est en cours et est nouveau de l’hiver 2013. Il se prolongera en 2014-2015. Les pays en émergence et en développement contribuent environ à la moitié du PIB mondial et à la majeure partie de la croissance mondiale (Builter et Rahbari, 2011). La « grande récession », comme on appelle maintenant la crise mondiale de la fin des années 2000, et la lenteur de la reprise dans les pays développés (Reinhart et Rogoff, 2009) ont incité les chercheurs à remettre en question les modèles standards. Le projet actuel vise à examiner de nouveau les modèles de croissance et, plus précisément, la convergence entre la croissance des pays émergents et celle des pays développés. En 2010, les populations de la Chine et de l’Inde représentaient 37 % de la population mondiale L’étude fait suite aux récents travaux réalisés par Rodrik (2011a) qui constate une convergence inconditionnelle mesurée au moyen de la productivité de la main-d’œuvre dans le secteur manufacturier (données détaillées par type d’industrie à partir des statistiques relatives à l’industrie, au niveau des quatre chiffres) sur une période de 10 ans et pour un total de 40 pays. Les résultats sont intéressants dans la mesure où ils indiquent une opposition aux conclusions des récents travaux sur la convergence. Note : Ce projet de recherche est conjoint avec le groupe Risque.

Cette recherche s’inscrit dans le projet transversal sur les données massives (Big Data). Le projet de recherche a pour objectif d’illustrer la façon dont nous pouvons analyser les données non conventionnelles – aussi appelées données non structurées – en recourant à des modèles de risques financiers. En effet, avec l’arrivée des réseaux sociaux, les chercheurs ont accès à des quantités massives de nouvelles données. Ces dernières sont non structurées, en ce sens qu’elles proviennent d’origines multiples, et sont communément appelées « données massives ». Ces données massives se distinguent des anciennes données sur trois points : 1) les données massives représentent des quantités volumineuses d’information; 2) elles sont souvent accessibles en temps réel; et 3) il est possible de croiser et de faire interagir des données structurées et non structurées. Cette dernière caractéristique est intéressante du fait que les données massives ne concernent pas seulement les données non structurées, mais plutôt la fusion des données structurées et non structurées. Cette fusion fournit des renseignements auxquels nous n’avions pas accès auparavant. Qui plus est, avec les données massives, nous ne pouvons faire confiance uniquement aux analyses statistiques conventionnelles, entre autres l’analyse factorielle, la méthode des composantes principales et l’exploration de données. Dans le but d’analyser les données massives en tenant compte de la nature et de la spécificité des données, nous devons élaborer une approche très fiable qui permette d’extraire l’information pertinente en temps réel. Nous proposons une approche théorique qui permettra de prendre en compte les trois aspects mentionnés plus haut (quantités volumineuses d’information, données en temps réel, fusion de données structurées et non structurées) et de nous inspirer de l’analyse de la moyenne et de la variance utilisée dans le domaine de la finance. En effet, en recourant à ce cadre d’analyse initié par les auteurs de la théorie moderne du portefeuille (Markowitz, Sharpe, Treynor et Lintner, 1963, 1964), nous pouvons classer les événements par catégories selon leur niveau de risque. L’intérêt de recourir à une approche inspirée par les modèles financiers s’explique au moins de deux façons : 1) les modèles financiers sont bien conçus pour analyser aussi des quantités volumineuses de données en temps réel; 2) de nombreux outils utilisés dans le secteur financier peuvent être adaptés à l’analyse des données massives. Les modèles financiers sont, en effet, fort utiles et intéressants pour illustrer l’information complexe provenant des données massives. Pour expliquer nos propos, nous utiliserons des données issues de la plateforme de microblogage Twitter et fusionnées à des données financières. Nous analyserons la relation entre les micromessages concernant une entreprise donnée et le cours de ses actions. Notre estimation sera fondée sur une analyse chronologique transversale. Note : Ce projet de recherche est conjoint avec le groupe Risque.

Ce projet vise à rédiger un rapport Bourgogne sur l'état de l'art en matière d'analyse et d'utilisation des données massives. Cette recherche s’inscrit dans le projet transversal sur les données massives (Big Data).

De nos jours, avec l’apparition et la mondialisation des réseaux sociaux, les entreprises doivent composer avec un nouveau paradigme. Avant la montée des réseaux sociaux, un client insatisfait exprimait ses préoccupations directement à l’entreprise ou cessait tout simplement d’être client. Un client insatisfait répandait la nouvelle à son entourage (famille, amis et collègues). Une personne ne pouvait rejoindre qu’un nombre limité de gens, ce qui, la plupart du temps, avait une incidence limitée sur les entreprises, à moins que l’information obtienne un rayonnement grâce aux médias traditionnels (journaux, télévision, par exemple). Le paradigme a maintenant changé : un client insatisfait n’appellera pas, en premier lieu, la ligne directe de l’entreprise; il affichera plutôt sur sa page Facebook un commentaire témoignant de sa déception. Les clients sont plus susceptibles de s’exprimer par les réseaux sociaux qui représentent une méthode plus bruyante et plus visible de faire connaître leur mécontentement et leurs critiques. La simplicité de communiquer par l’entremise des réseaux sociaux a facilité une telle possibilité pour les clients et cette possibilité a contribué à exposer les entreprises à des risques accrus. Les multinationales sont encore plus exposées. Au cours des récentes années, nous avons vu des compagnies aux prises avec des difficultés à gérer ce genre de risque, mais nous avons aussi constaté le succès remporté par d’autres entreprises dans la gestion de crise et la minimisation des résultats négatifs. Dans le cadre de notre recherche, nous analysons les causes et les résultats de ces crises de « réputation sociale » en nous appuyant sur la revue de plusieurs cas de crises récentes qui ont frappé des multinationales dans les réseaux sociaux. Dans un deuxième volet nous allons faire une enquête par questionnaire auprès d’un échantillon représentatif des utilisateurs des réseaux sociaux pour comprendre l’usage actuel des réseaux sociaux, la confiance dans les informations qui circulent et déterminer les variables expliquant les raisons pour lesquelles les personnes décident d’utiliser les médias sociaux pour exprimer leur opinion (« Aime » ou « Aime pas ») ou leur mécontentement. Les conclusions de cette étude peuvent aussi inciter les décideurs à mettre en place des stratégies visant à préserver la réputation de leur entreprise à l’ère de la mondialisation. Note : Ce projet de recherche est conjoint avec le groupe Risque.

L’objectif est d’étudier le rôle tenu par la réputation du Canada à l’international (et son évolution) dans la réduction des barrières à l’internationalisation des PME québécoises œuvrant dans le secteur des technologies propres. La méthodologie reste à définir mais il s’agira certainement d’une enquête à grande échelle auprès des clients des membres de Ecotech Québec, une grappe industrielle dans les technologies propres.

Ce projet de recherche est la mise à jour d’un projet précédent de 2005. À l’époque, Google était encore simplement un moteur de recherche, Facebook apparaissait à peine sur le campus de l’université Harvard. La problématique de l’accès à l’information et de son partage à coût nul ou faible a toujours été de première importance en sciences économiques. Des auteurs comme Hal Varian (maintenant chef économiste chez Google) se sont posé la question de l’impact de l’accès à des comparateurs de prix sur Internet sur les prix des produits. L’hypothèse de départ était qu’avec des coûts de recherche nuls ou faibles, alors les prix devaient descendre au coût marginal. Pourtant, c’était sans compter la réaction stratégique des entreprises. Au concept de coût de recherche, nous pouvons ajouter le concept des coûts de menu. Les entreprises vont bien souvent employer une stratégie de changement de prix afin de créer du « bruit. » Ce projet ici fera le point sur la maturité de ces stratégies en 2013-2014 par rapport à 2005.

Malgré un intérêt vaste et croissant pour les chaînes de valeur mondiales, leurs conséquences sur le commerce et les politiques en matière de concurrence demeurent mal comprises. Le but de ce projet est d’utiliser une approche à la fois théorique et empirique pour analyser la nature des changements affectant la portée des politiques commerciales dans le cadre des chaînes de valeur mondiales.

La question de savoir si les chaînes de valeur mondiales sont un important vecteur de transmission des chocs d’un pays à un autre dans un cycle économique intéresse à la fois les économistes et les décideurs. Dans ce projet, je m’appuierai sur un ensemble de données uniques d’origine chinoise, au niveau de l’entreprise, pour mieux comprendre l’ampleur et la vitesse avec lesquelles les chocs idiosyncratiques se répercutent à travers les chaînes de valeur mondiales.

Publications et conférences

Pour discussion... (2)

2014DT-01 DT Un état des lieux sur le commerce international des déchets
Sophie Bernard, Arthur Claire, Guillaume Vergne et Thierry Warin
2012DT-03 DT Moral Hazard and the Mounting of a Crisis: A U.S. Narrative
Robert E. Prasch et Thierry Warin

Monographies (2)

2016MO-02 MO Commerce de marchandises entre le Canada et l’Union européenne : un état des lieux avant l’AÉCG
Thierry Warin et Aleksandar Stojkov
2015M0-01 MO L’économie du Québec – Contexte et enjeux internationaux
Thierry Warin, Bernard Sinclair-Desgagné et Ari Van Assche

Rapports bourgogne (1)

2014RB-01 RB Un état des lieux sur les données massives
Thierry Warin, Nathalie de Marcellis-Warin, Antoine Troadec, William Sanger et Bertrand Nembot

Rapports de projets (1)

Cahiers scientifiques (24)

2015s-24 CS La politique commerciale du Canada envers l’Asie : fin de l’ambivalence ?
Patrick Leblond
2015s-02 CS Institutions and Development in MENA Region: Evidence from the Manufacturing Sector
Ali Fakih et Mahmoud Arayssi
2014s-45 CS The Eco-Industry and Trade Agreements
Solveig Delabroye
2014s-31 CS Global Value Chains and Trade Elasticities
Byron Gangnes, Alyson C. Ma et Ari Van Assche
2014s-32 CS Knowledge acquisition within an organization: How to retain a knowledge worker using wage profile and non-monotonic knowledge accumulation
Ngo Van Long, Antoine Soubeyran et Raphael Soubeyran
2014s-16 CS General Equilibrium Effects of Green Technological Progress
Ngo Van Long et Frank Staehler
2014s-04 CS City size distribution in China: are large cities dominant?
Zelai Xu et Nong Zhu
2014s-08 CS The Impact of migration on rural poverty and inequality: a case study in China
Nong Zhu et Xubei Luo
2014s-03 CS Income Growth, Inequality and Poverty Reduction: A Case Study of Eight Provinces in China
Xiao Luo, Chor-Ching Goh et Nong Zhu
2013s-47 CS Economic analysis of the European cement industry
Marcel Boyer et Jean-Pierre Ponssard
2013s-42 CS Doing R&D in a Closed or Open Mode: Dynamics and Impacts on Productivity
Julio Rosa et Pierre Mohnen
2013s-29 CS Systemic Risk in the Financial Industry: “Mimetism” for the Best and for the Worst
Thierry Warin et Robert E. Prasch
2013s-18 CS Corporate Reputation and Social Media: A Game Theory Approach
Thierry Warin, Nathalie de Marcellis-Warin, William Sanger, Bertrand Nembot et Venus Hosseinali Mirza
2013s-24 CS Are Cartel Fines Optimal? Theory and Evidence from the European Union
Marie-Laure Allain, Marcel Boyer, Rachidi Kotchoni et Jean-Pierre Ponssard
2013s-17 CS Patterns of Specialization and (Un)conditional Convergence: The Cases of Brazil, China and India
Marine Hadengue et Thierry Warin
2013s-12 CS Dynamic Models of R&D, Innovation and Productivity: Panel Data Evidence for Dutch and French Manufacturing
Wladimir Raymond, Jacques Mairesse, Pierre Mohnen et Franz Palm
2013s-04 CS Contracting Institutions and Ownership Structure in International Joint Ventures
Ari Van Assche et Galina A. Schwartz
2013s-02 CS Revisiting the Porter Hypothesis: An Empirical Analysis of Green Innovation for the Netherlands
George van Leeuwen et Pierre Mohnen
2012s-27 CS Technology Transfers and Industry Closures
Daniel Léonard et Ngo Van Long
2012s-24 CS Microeconometric Evidence of Financing Frictions and Innovative Activity
Amaresh K. Tiwari, Pierre Mohnen, Franz Palm et Sybrand Schim van der Loeff
2012s-10 CS Substitution between bio-fuels and fossil fuels: is there a Green Paradox?
Quentin Grafton, Tom Kompas et Ngo Van Long
2012s-11 CS Is East Asia's Economic Fate Chained to the West?
Alyson C. Ma et Ari Van Assche
2012s-15 CS How Much Do Cartels Typically Overcharge?
Marcel Boyer et Rachidi Kotchoni
2012s-09 CS Sunk costs, extensive R&D subsidies and permanent inducement effects
Pere Arqué-Castells et Pierre Mohnen

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