Le contexte québécois

Il est généralement admis que le Québec, dans le contexte nord-américain, possède une longueur d'avance dans plusieurs domaines de la politique sociale. Mais si certaines caractéristiques de son économie, telles que la qualité de sa main-d'œuvre, sont reconnues mondialement, le Québec reste loin derrière les autres grandes juridictions du continent en matière de richesse collective.

Le contexte de crise économique et de faible croissance économique actuelle et anticipée, d’une démographie peu favorable au marché du travail, de l'état et la structure des finances publiques québécoises apparaissent comme des obstacles importants aux acquis sociaux. Le vieillissement de la population ajoutera une pression très forte sur les dépenses de santé qui accaparent déjà 45 % du budget gouvernemental. Comment pallier la sortie de ces travailleurs expérimentés?

De plus, comme société, le Québec doit être en mesure de se donner les outils et les moyens d'être concurrentiel à l'échelle mondiale, tant sur les marchés de produits et services que sur ceux des ressources humaines et des infrastructures. Il existe une crainte légitime que notre système d’éducation universitaire soit de moins en moins concurrentiel.

Peut-on trouver les moyens d’une croissance économique soutenue dans de telles circonstances?

L'équipe de recherche

L'équipe de recherche en Politiques publiques du CIRANO se consacre donc, en collaboration avec ses partenaires privés mais aussi et surtout publics, à la recherche de pointe sur les grandes problématiques touchant le Québec d'aujourd'hui et de demain. Une équipe de recherche de premier plan travaille ainsi, en partenariat avec les différents acteurs qui sont la source des politiques publiques au Québec, à identifier les questions d'intérêt et à produire des travaux dont les résultats sont utilisables par les organisations en cause.

Le CIRANO contribue aussi activement au débat public, tant sur les questions de l'heure que sur les préoccupations de fond reliées à la formulation et à l'évaluation des politiques publiques au Québec.

Président-directeur général et Vice-président Politiques Publiques

Montmarquette, Claude claude.montmarquette@cirano.qc.ca 514-985-4000p4001 Université de Montréal

Vice-présidente Risque et Développement durable

De Marcellis, Nathalie nathalie.de_marcellis@cirano.qc.ca 514-985-4000p3120 École Polytechnique

Fellows

Amine, Samir samir.amine@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université du Québec - Outaouais
Beaudry, Catherine catherine.beaudry@cirano.qc.ca 514-985-4000 École Polytechnique
Bisaillon, Suzanne suzanne.bisaillon@cirano.qc.ca 514-985-4000p4023 Université de Montréal
Blais, Marc marc.blais@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université du Québec à Montréal
Blais, André andre.blais@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Boivin, Diane diane.boivin@cirano.qc.ca 514-985-4000 McGill University
Boudarbat, Brahim brahim.boudarbat@cirano.qc.ca 514-985-4000p4030 Université de Montréal
Boyer, Marcel marcel.boyer@cirano.qc.ca 514-985-4000p4002 Université de Montréal
Carpentier, Cécile cecile.carpentier@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Laval
Clark, Robert robert.clark@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Croteau, Anne-Marie anne-marie.croteau@cirano.qc.ca 514-985-4000 Concordia University
Dostie, Benoit benoit.dostie@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Doyon, Maurice maurice.doyon@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Laval
Fonseca Benito, Raquel raquel.fonseca_benito@cirano.qc.ca 514-987-3000p6656 Université du Québec à Montréal
Fortin, Bernard bernard.fortin@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Laval
Foucault, Martial martial.foucault@cirano.qc.ca 514-985-4000p3114 Université de Montréal
Gagné, Robert robert.gagne@cirano.qc.ca 514-985-4000p4003 HEC Montréal
Godbout, Luc luc.godbout@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Sherbrooke
Hansen, Jörgen jorgen.hansen@cirano.qc.ca 514-985-4000 Concordia University
Joanis, Marcelin marcelin.joanis@cirano.qc.ca 514-985-4000p3123 École Polytechnique de Montréal
Junca Adenot, Florence florence.junca_adenot@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université du Québec à Montréal
Lacroix, Guy guy.lacroix@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Laval
Lacroix, Robert robert.lacroix@cirano.qc.ca 514-985-4000p4025 Université de Montréal
Latimer, Eric A. eric.a_latimer@cirano.qc.ca 514-985-4000 McGill University
Laurin, Claude claude.laurin@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Leger, Pierre-Thomas pierre-thomas.leger@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Lemelin, André andre.lemelin@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université INRS
Leroux, Justin justin.leroux@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Long, Ngo Van ngo.van_long@cirano.qc.ca 514-985-4000 McGill University
Mackaay, Ejan ejan.mackaay@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Maheu, Louis louis.maheu@cirano.qc.ca 514-985-4000p3035 Université de Montréal
Michaud, Pierre-Carl pierre_carl.michaud@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université du Québec à Montréal
Moran, Kevin kevin.moran@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Laval
Mundler, Patrick patrick.mundler@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Laval
Nadeau, Sylvie sylvie.nadeau@cirano.qc.ca 514-985-4000 École de technologie supérieure
Ouellet, Jean-François jean-francois.ouellet@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Pallage, Stephane stephane.pallage@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université du Québec à Montréal
Parent, Daniel daniel.parent@cirano.qc.ca 514-985-4000 McGill University
Patry, Michel michel.patry@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Poitevin, Michel michel.poitevin@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Polèse, Mario mario.polese@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université INRS
Raymond, Louis raymond.louis@cirano.qc.ca 514-985-4000
Rivard, Suzanne suzanne.rivard@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Robert, Jacques jacques.robert@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Savard, Annie annie.savard@cirano.qc.ca 514-985-4000 McGill University
Sinclair-Desgagné, Bernard bernard.sinclair-desgagne@cirano.qc.ca 514-985-4000p4010 HEC Montréal
Suret, Jean-Marc jean-marc.suret@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Laval
Thomson, Wendy wendy.thomson@cirano.qc.ca 514-985-4000 McGill University
Vaillancourt, François francois.vaillancourt@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Van-Assche, Ari ari.van_assche@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Vinet, Luc luc.vinet@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Vultur, Mircea mircea.vultur@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université INRS

Fellows associés

Aubert, Benoit A. benoit.aubert@cirano.qc.ca 514-985-4000 Victoria University of Wellington
Aubry, Jean-Pierre jean-pierre.aubry@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Beaudry, Paul paul.beaudry@cirano.qc.ca 514-985-4000 University of British Columbia
Bellemare, Diane diane.bellemare@cirano.qc.ca 514-985-4000
Belzil, Christian christian.belzil@cirano.qc.ca 514-985-4000 GATE CNRS
Carrier, Gaétan gaetan.carrier@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Crespo, Manuel manuel.crespo@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Ettinger, David david.ettinger@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Paris-Dauphine
Fortin, Nicole nicole.fortin@cirano.qc.ca 514-985-4000 University of British Columbia
Gordon, Stephen stephen.gordon@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Laval
Hunt, Jennifer jennifer.hunt@cirano.qc.ca 514-985-4000 McGill University
Lemieux, Thomas thomas.lemieux@cirano.qc.ca 514-985-4000 University of British Columbia
Martinez Lopez, Rosa rosa.martinez_lopez@cirano.qc.ca 514-985-4000 Universidad Rey Juan Carlos
Moreaux, Michel michel.moreaux@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Toulouse I-IDEI
Ruiz-Huerta Carbonell, Jesús jesus.ruiz-huerta_carbonell@cirano.qc.ca 514-985-4000 Universidad Rey Juan Carlos
Shearer, Bruce bruce.shearer@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Laval
Vencatachellum, Désiré desire.vencatachellum@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal

Chercheurs

Barlas, Sema sema.barlas@cirano.qc.ca 514-985-4000 McGill University
Bellou, Andriana andriana.bellou@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Bernard, Jean-Grégoire jean-gregoire.bernard@cirano.qc.ca 514-985-4000 Victoria University of Wellington
Borges Da Silva, Roxane roxane.borges_da_silva@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal
Bourassa Forcier, Mélanie melanie.bourassa_forcier@cirano.qc.ca 514-985-4000p4042 Université Sherbrooke
Bourdeau, Simon simon.bourdeau@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université du Québec à Montréal
Béjaoui, Ali ali.bejaoui@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université du Québec - Outaouais
Chimin Chan, David david.chimin_chan@cirano.qc.ca 514-985-4000
Connolly, Marie connolly.marie@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université du Québec à Montréal
Fakih, Ali ali.fakih@cirano.qc.ca 514-985-4000 Lebanese American University
Frangioni, Marina marina.frangioni@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Sherbrooke
Haeck, Catherine catherine.haeck@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université du Québec à Montréal
Houde, Jean-François jean-francois.houde@cirano.qc.ca 514-985-4000 University of Wisconsin at Madison
Leach, Andrew andrew.leach@cirano.qc.ca 514-985-4000 University of Alberta
Leroux, Marie Louise marie_louise.leroux@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université du Québec à Montréal
Mignerat, Muriel muriel.mignerat@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université d'Ottawa
Page, Lionel lionel.page@cirano.qc.ca 514-985-4000 University of Westminster
Smaili, Nadia nadia.smaili@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université du Québec à Montréal
Stevanovic, Dalibor dalibor.stevanovic@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université du Québec à Montréal
Strumpf, Erin C. erin_c.strumpf@cirano.qc.ca 514-985-4000 McGill University
Van Hoorebeke, Delphine delphine.van_hoorebeke@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal

Fellow(s) invité(s)

Visiteurs

Chercheurs postdoctoraux

Vice-présidente adjointe

Directeur(s) de projets

Coordonnatrice du laboratoire/Professionnel de recherche

Professionnel(s) de recherche

Étudiant(s) (Ph.D.)

Dai, Zhixin zhixin.dai@cirano.qc.ca 514-985-4000
Hani, Selim selim.hani@cirano.qc.ca 514-985-4000p3124 Polytechnique de Montréal

Étudiant(s) (M.Sc.)

David_Deschambault, Laurent laurent.david_deschambault@cirano.qc.ca 514-985-4000
Lapierre, Stéphanie stephanie.lapierre@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Sherbrooke
Marcoux, Francois francois.marcoux@cirano.qc.ca 514-985-4000 École Polytechnique de Montréal
Morissette, Mathieu mathieu.morissette@cirano.qc.ca 514-985-4000p3122 École Polytechnique de Montréal
Roch-Hansen, Catherine catherine.roch_hansen@cirano.qc.ca 514-985-4000p3118 Université de Montréal
Salhi, Amine amine.salhi@cirano.qc.ca 514-985-4000 École Polytechnique
Salomon, Aurélien aurelien.salomon@cirano.qc.ca 514-985-4000 Polytechnique de Montréal

Étudiant(s)

Programmation de recherche

Politiques agricoles

Problématique L’industrie de la distribution alimentaire a connu plusieurs phases de transformation profondes afin de s’ajuster aux changements dans le contexte d’affaires. La fin du dernier siècle a été particulièrement agitée en ce sens avec l’arrivée de la concurrence provenant de formats de vente non traditionnels. La croissance de Club Price au début des années 1990s et l’introduction du concept Pantry Shop dans les Wal-Mart en 2000 a créé une pression sur les ventes des grands distributeurs qui se sont alors engagés dans un cycle de rénovations de magasins et de bonifications de leur offre commerciale. L’arrivée de Target, qui inclut également une section complète de produits alimentaires dans ses magasins va continuer d’exercer une pression sur l’industrie de la distribution alimentaire. On peut penser que la nouvelle concurrence provenant de joueurs non traditionnels affecte surtout les distributeurs mais cela n’est pas le cas. Cette nouvelle concurrence qui est positionnée sur des prix bas, combinée à l’incertitude économique et aux nouvelles technologies, augmente l’importance que les consommateurs accordent au prix dans le choix d’un point de vente et dans le choix des produits. Cela a un impact sur l’approvisionnement des grandes chaînes d’alimentation pancanadienne qui sélectionnent les produits en fonction des préférences des consommateurs et selon les opportunités sur les marchés. Des marques pour lesquelles les consommateurs ont une plus faible notoriété ou une faible part de marché peuvent donc être retirées des tablettes si elles deviennent moins concurrentielles sur les prix. De façon similaire, l’approvisionnement en produits génériques peut se faire sur un autre marché en raison d’un plus faible prix. Cette situation affecte particulièrement les petites et moyennes entreprises dont les coûts de production sont plus élevés et dont les volumes de production sont trop faibles pour répondre à la demande des grandes chaînes. Parallèlement à l’augmentation de l’offre provenant des grandes chaînes (Loblaws, Sobeys et Metro), les valeurs alimentaires des consommateurs ont évolué. Les préoccupations face à la santé et à l’environnement se sont accentuées au cours des vingt dernières années en raison de la sensibilisation face à l’augmentation du taux d’obésité et à l’impact des changements climatiques. Pour ces raisons, une part significative de consommateurs se tourne vers des produits biologiques, privilégie des produits locaux et choisit de fréquenter des réseaux courts pour leurs achats. Recherche • identifier les stratégies gagnantes d’approvisionnement du marché québécois; • réaliser une cartographie de la distribution alimentaire au Québec : grandes chaînes, joueurs non traditionnels, boutiques spécialisées, circuits courts (marchés publics, kiosques, marchés de solidarités régionales, arrivée de Target, etc.); • comprendre les exigences des grandes chaînes en matière d’approvisionnement (critères de sélection des fournisseurs); • identifier les tendances alimentaires des consommateurs.

Dans la littérature récente consacrée à l’évolution du secteur agricole, la coordination verticale suscite un grand intérêt, non pas parce que son existence vient d’être mise à jour, mais parce qu’elle tend à s’intensifier. De fait, depuis une vingtaine d’années au Canada, aux États-Unis et en Europe, on assiste à d’importantes transformations dans la coordination verticale des chaînes agroalimentaires. La coordination par le marché est délaissée au profit d’une coordination plus étroite, c’est-à-dire une coordination qui se fait au travers de contrats, d’alliances, de partenariats et de l’intégration verticale. Le Québec n’échappe évidemment pas à ces dynamiques. Plusieurs secteurs agricoles ont vu les liens entre producteurs et entreprises de l’amont et de l’aval se transformer au fil du temps. Certains secteurs observent une accélération de l’adoption de formes de coordination plus étroites alors que d’autres, qui étaient jusqu’à maintenant peu concernés par la contractualisation et l’intégration verticale, en expérimentent les effets depuis quelques années. Une récente étude que nous avons effectuée montre que le pourcentage des porcs qui ont été mis en marché par un intégrateur en 2011 était de 50 %. Ce pourcentage devrait se situer aux alentours de 57 % en 2012, soit une augmentation de 7 % en une seule année. Dans le secteur des légumes de transformation (pois, haricots, mais et concombres – plan conjoint ), tous les producteurs possèdent des contrats les liant à leurs acheteurs. Les contrats de production utilisés auparavant auraient fait place à des contrats un peu moins contraignants, à mi-chemin entre le contrat de production et le contrat de mise en marché. Tous les contrats actuels sont « encadrés » par une mise en marché collective qui surveille l’équité des contrats, leur application et intervient lors de litiges. Ces récents résultats d’enquête et de recherche, bien que pertinents, montrent cependant que nos connaissances sur les motivations, les avantages et les inconvénients d’une coordination plus étroite doivent être élargies à tous les acteurs concernés par cette tendance et approfondies le plus objectivement possible. Les secteurs du porc et des légumes de transformation nous semblent particulièrement intéressants à explorer dans le cadre de cette étude puisque ces secteurs montrent une grande diversité de modes de coordination, particulièrement de types de contrat, et que leur expérience par rapport à ces phénomènes est très différente. Le principal objectif de ce projet de recherche est donc de rassembler les connaissances nécessaires à la compréhension des phénomènes de contractualisation et d’intégration verticale dans divers secteurs agricoles québécois.

Depuis sa mise en place, la gestion de l’offre a suscité beaucoup d’intérêt de la part des économistes. Plusieurs économistes et certains groupes économiques souhaitent le démantèlement de ce système afin, selon eux, de favoriser les économies de taille, la compétitivité du secteur et la capture des bénéfices associés au commerce. Par contre, d’autres économistes se disent favorables à ce système puisque ce dernier, selon eux, réduit la volatilité des prix, augmente la part du dollar du consommateur capturé par les agriculteurs et réduit les frais de transaction. Ils argumentent donc qu’en fin de compte le consommateur contribuable n’est pas désavantagé. Afin de faire progresser le dialogue, il semble important de revenir aux motifs originaux de la gestion de l’offre en termes de réponse à des conditions de marché et de situer l’action actuelle de cet outil dans la théorie économique. Pour atteindre cet objectif, il faut 1- documenter la perception des économistes vis-à-vis de la gestion de l’offre; 2 - comprendre sur quel type d’information cette perception repose; 3 - créer une typologie d’économistes, 4 - tester l’impact de différents traitements d’information sur la perception des économistes. Consentement à payer des consommateurs québécois et canadiens pour des œufs de poules logées dans un environnement amélioré Équipe : Maurice Doyon (Université Laval et CIRANO) Une attention internationale croissante est portée au bien-être animal et aux problèmes éthiques en consommation alimentaire. Au Québec, des campagnes d’information à connotation hostile orchestrées par des groupes de pression commencent à apparaître (Potstra, 2008). De telles campagnes peuvent par la suite induire une réponse législative (ce fut le cas en Europe) ayant des impacts sur les coûts de production. Notre objectif est de vérifier le consentement à payer des consommateurs québécois pour des œufs produits par des poules en liberté (free run) et en cage enrichie, selon différents niveaux d’informations. Nous ferons appel à des outils utilisés en marketing, en science animale, en économie de l’environnement et en économie expérimentale. Les piliers principaux de cette étude seront une évaluation contingente (EC) à laquelle nous intégrons des choix expérimentaux dichotomiques (choice experiments) avec un design factoriel.

Autres

Problématique identifiée CENTRAIDE a identifié certains éléments qui pourraient avoir un impact sur le montant des dons et le comportement des donateurs : • la mise en place du don désigné; • la manière dont le donateur est sollicité (suggestion d’un montant; mode de sollicitation, …) et le mode de paiement du don (mensuel, annuel; retenue sur la paie, paiement par carte de crédit, …); • les informations données aux donateurs sur l’utilisation du don; • la compétition en milieu de travail; • le niveau des frais d’administration de CENTRAIDE; • la stratégie en matière de don des entreprises qui veulent mettre en avant leur responsabilité sociale. CENTRAIDE s’intéresse aussi au comportement en matière de don des communautés culturelles et des jeunes (la « génération Y », soit les personnes nées entre 1978 et 1994), et cherche à trouver les moyens de communiquer efficacement avec ces populations. L’économie de la philanthropie s’intéresse depuis longtemps à la question de la décision en matière de don, notamment au travers de l’observation du comportement des individus dans différents contextes. On sait ainsi déjà que plusieurs facteurs ont un impact sur les dons : la motivation intrinsèque (on est spontanément et naturellement généreux), la motivation extrinsèque (on est poussé à être généreux) et la volonté de paraître, devant soi et les autres. Par exemple, des études ont démontré que l’information sociale joue un rôle très important sur le montant des dons. Ainsi, montrer que d’autres ont déjà donné (« seed money ») permet d’augmenter les dons. La pression sociale a aussi pour effet d'augmenter les dons, mais peut également se traduire par une baisse de l’utilité des donateurs, et les inciter à ne pas donner du tout. L’objet principal du projet sera donc de mettre à contribution les résultats de plusieurs études comportementales menées dans le domaine de l’économie de la philanthropie, pour identifier les facteurs qui peuvent avoir un impact positif sur le montant des dons, sur la volonté de donner, et sur la fidélisation des donateurs, et de les tester dans le contexte de la population québécoise avec des expériences au laboratoire d’économie comportementale du CIRANO.

Nous examinerons les forces et faiblesses du mécanisme de rejet des soumissions non-proportionnelles. Nous évaluerons dans un premier temps l’effet du mécanisme sur l’atteinte de l’objectif de minimisation des coûts pour une configuration donnée de prix proposés par les soumissionnaires. Nous évaluerons dans un deuxième temps comment la règle de proportionnalité influence le coût des projets par le biais de son effet sur la distribution des prix soumis par les fournisseurs. Afin de faire ressortir clairement le rôle de la clause de proportionnalité, nous évaluerons son effet dans une situation où les quantités de matériaux utilisés correspondent aux quantités du bordereau, et dans une situation où elles s’en écartent.

Livre en cours. Malgré les couvertures médiatiques soulignant les abus moraux et éthiques de nombreux leaders motivés par leurs intérêts personnels, dont l’avarice, il n’en demeure pas moins que nos connaissances scientifiques soulignent que ces comportements ne sont pas propres à la nature humaine. De tels comportements de leader s’apparentent plutôt à une notion dysfonctionnelle compromettant l’adaptation, la croissance et le développement individuel, organisationnel et collectif. Nos connaissances soulignent l’existence de besoins universels nous mobilisant à agir vers une croissance et un développement sain d’un bien commun tout en nous affirmant dans notre individualité et notre propre croissance et développement. Ces processus font partie de la quête de l’authenticité et d’un leadership plus authentique. Nous serions donc tous dotés d’un potentiel inné à être mobilisé et à mobiliser vers de tels objectifs. Ce potentiel est en étroite interaction avec l’environnement et peut être plus ou moins éteint, et déréglé vers la non-authenticité si l’environnement entrave la satisfaction des besoins. Plusieurs études empiriques ont identifié des caractéristiques spécifiques de nos systèmes sociaux qui favorisent les comportements non authentiques ainsi que les conditions catalysant l’émergence d’un leadership plus authentique. Ce projet comporte deux volets. Un premier consiste en l’analyse de cas des dynamiques de leadership à la source des crises globales actuelles (environnement, économie, finances, santé, éducation, militaire/géopolitique) ainsi que l’émergence d’un leadership plus authentique dans ces contextes. Un deuxième volet consiste en la mise en chantier d’un modèle proposant une démarche et des mécanismes visant l’émergence d’une culture de leadership plus authentique

Problématique Certaines réserves indiennes sont des plaques tournantes de la contrebande de cigarettes au Québec, selon des sources policières. Des contrebandiers importent du tabac des États-Unis avec lequel ils fabriquent des cigarettes qu’ils vendent à des consommateurs autochtones et non autochtones. Le prix inférieur auquel est offert ce tabac de contrebande s’explique, entre autres, par le non-paiement des taxes et des droits par les contrebandiers lors de l’importation et par la non-perception des taxes à la consommation auprès des consommateurs. La vente de tabac de contrebande entraîne plusieurs problèmes dont : • des pertes fiscales pour les gouvernements du Québec et du Canada; • la mise en péril des objectifs de réduction de tabagisme; • une plus grande accessibilité aux produits du tabac pour les mineurs; • des pertes financières pour les producteurs et les détaillants de tabac qui agissent légalement; • la hausse de la criminalité sur certaines réserves indiennes. L’objectif de la recherche est d’établir un diagnostic précis sur la nature et les causes de la contrebande de tabac en lien avec des réserves indiennes du Québec et d’en relever les possibles particularités par rapport à la contrebande de tabac en lien avec des réserves indiennes se trouvant ailleurs au Canada.

Gestion et gouvernance

Depuis plusieurs années, les économistes ont montré l’existence d’une relation positive entre les investissements publics en infrastructures et la productivité du secteur privé de l’économie (voir Ashauer (1989), Munnell (1990), et Gramlich (1994)). Par exemple, des meilleurs routes, écoles, hôpitaux, ports, etc. permettent aux entreprises d’être plus efficaces à travers une amélioration de la productivité des travailleurs et/ou de leur capital (externalités positives). Toutefois, le financement de ces externalités positives doit se faire par des mécanismes qui ont un coût. De plus, les rendements marginaux des investissements sont décroissants. Si ce n’était pas le cas, il suffirait d’investir dans les infrastructures publiques pour générer plus de croissance économique. La majorité des travaux sur cette relation positive entre investissement public et croissance de la productivité a été faite dans un cadre d’équilibre partiel (en ayant recours à diverses méthodes économétriques), faisant abstraction de la dimension « coûts » des infrastructures. En parallèle à ces travaux, de nombreux économistes et agences gouvernementales utilisent des modèles EGC comme outil d’analyse pour éclairer les décideurs sur leurs choix de politiques économiques. Dans ce type de modèles, les dépenses et investissements publics sont généralement neutres dans l’économie à l’exception de la création d’emplois dans le secteur public. Depuis une dizaine d’années, certains auteurs ont commencé à introduire les externalités des dépenses et investissements publics dans ces modèles (voir Savard et Adjovi (1998), Anderson et Martin (1998), Fougère et Mérette (1999), Jung et Thorbecke (2003), Voyvoda et Yeldan (2005)). L’intérêt de ceci réside dans la capacité de l’outil à capter simultanément les bénéfices externes des investissements ainsi que leurs coûts. Compte tenu de l’importance des investissements publics prévus au cours des prochaines années au Québec, il serait intéressant d’analyser les impacts économiques de ceux-ci en prenant en compte les coûts générés par différents outils de financement tel que l’endettement, différentes types de taxes et impôts, la tarification, etc. Simultanément, nous évaluerons les bénéfices sur l’activité économique de manière générale, sur l’emploi et sur les secteurs clés de l’économie québécoise, à l’aide du modèle EGC québécois adapté aux fins de l’analyse. Les résultats de ces analyses pourraient aider le gouvernement à trouver un niveau optimal de ces investissements compte tenu des coûts et des contraintes de ressources humaines. Les résultats pourraient aussi aider à éclairer le choix des outils de financement et des types d’investissement. Le projet comporte trois volets méthodologiques

Proposition présentée à la ville Thetford-Mines portant sur l’accompagnement dans l’implantation du processus qui mène à la certification des documents budgétaires, selon 27 critères de bonne gestion financière et budgétaire. Le mandat devra inclure les éléments suivants : • les résultats de la démarche; • les avantages, les difficultés, les opportunités, et les obstacles de la démarche; • une réunion d’évaluation des responsables de chacune des villes, du MAMROT, du ministère des Finances et du CIRANO pour évaluer les résultats de la démarche. Le Conseil national de recherches du Canada désire doter des principes d’Excellence en budgétisation et gestion des résultats, tels que mis de l’avant par la GFOA. Afin que son prochain budget soit à la hauteur des attentes de ses dirigeants, l’organisation souhaite que soient implantées les meilleures pratiques et entreprendre les démarches nécessaires menant à l’obtention de la certification de saine gestion financière et budgétaire. Accompagner les universités québécoises pour qu’elles adhèrent aux principes de l’excellence en budgétisation inspirés des meilleures pratiques de gestion et de budgétisation répertoriées par le Government Financial Officers Association et adaptées au Québec par le CIRANO.

Pour son budget 2014-2015, qui se veut avant tout un outil de communication, l’Université de Sherbrooke désire adopter les principes de bonne gestion financière mis de l’avant par la Government Finance Officers Association (GFOA). En vue de dresser un budget qui réponde aux attentes de ses dirigeants en s’inspirant des principes de gestion budgétaire et financière reconnus dans son domaine, l’université de Sherbrooke désire entreprendre les démarches et suivre le processus menant à l’obtention de la certification de saine gestion financière et budgétaire et désire être accompagnée dans sa démarche par le CIRANO. Notre approche s’appuie sur notre expérience de travail pour cette intervention. Plus précisément, elle s’articule autour des 27 critères de l’excellence budgétaire. Elle s’effectuera selon 3 étapes, chacune sera suivie d’une évaluation périodique. Chaque étape comportera 9 critères. La démarche se présentera comme suit : • choix de 9 critères parmi les 27; • documentation et soutien à l’élaboration du document budgétaire suite à notre évaluation de vos documents; • vérification que le document budgétaire contienne toutes les informations nécessaires menant à la certification et validation du document final.

Revue des pratiques budgétaires d'équilibre des organismes publics du Canada et des États-Unis Les principaux critères d’un budget structurellement équilibré sont les suivants : • Les revenus projetés égalisent ou dépassent les dépenses projetées (diversification et stabilité des revenus; 3 à 5 ans); • Les revenus non récurrents égalisent ou dépassent les dépenses non récurrentes; • Une budgétisation adéquate de l’entretien des immobilisations, donc le budget tient compte de l’entretien et du remplacement des immobilisations; • Les revenus courants (récurrents) égalisent les dépenses courantes (récurrentes); • Le maintien d’un niveau adéquat des réserves (5 à 15 % du budget total ou l’équivalent de 2 mois). Pour avoir un budget structurellement équilibré, il faut, au minimum, (i) évaluer les immobilisations et déterminer les enjeux et défis à relever, (ii) élaborer une politique sur le niveau et la capacité d’endettement, (iii) créer un Fonds de Prévoyance. L’atteinte d’un BSE semble une évidence, mais cela n’est pas encore ancré dans la pratique courante. Par exemple, les administrations préfèrent reporter des travaux d’entretien ou de réparation afin de diminuer leurs dépenses (travaux qui devront être faits de toute façon à un moment ou un autre) ou vendre des actifs (des immeubles, par exemple) pour augmenter leurs revenus, mais de façon ponctuelle; ce qui pourrait donner l’illusion d’un BSE. Mais le déficit des contributions aux caisses de retraite, le niveau de la dette trop élevé et le déficit d'entretien des infrastructures et des équipements publics, portés et reportés d'un exercice financier à l'autre, rattrapent les administrations. Les villes et autres organisations québécoises commencent donc, mais à peine, à parler de budget structurellement équilibré et quelques-unes, encore trop peu nombreuses, ont posé des gestes en ce sens. Les organisations publiques qui n'ont pas ou n'ont pu réagir en temps utile se trouvent coincées et doivent envisager à la fois l'alourdissement des charges fiscales, la diminution des services et la réduction des investissements. Aucune stratégie pour se sortir d'un tel pétrin n'est sans sacrifice, ni douleur. Aux gestionnaires publics qui abordent pour la première fois le défi de préparer un BSE, la tâche peut apparaître gigantesque, mais ils auraient tort de conclure à une mission impossible. Le BSE constitue une approche à la gestion des fonds publics qui se déploie sur le long terme, se construit pièce par pièce et débouche sur le plan financier à longue portée. Pour faciliter cette tâche, le Groupe d'excellence en budgétisation du CIRANO propose de montrer comment constituer un BSE à l'aide d'exemples puisés dans les budgets municipaux (et autres institutions publiques) aux États-Unis et au Canada

Dans la plupart des pays, avec l’exception notable des États-Unis, l’état reste propriétaire des ressources du sous-sol même lorsque la surface est sous le régime de la propriété privée. Pour ce qui est des ressources de surface comme le bois, certains états sont propriétaires d’importantes surfaces forestières, tandis que l’eau est en général considérée comme chose commune non susceptible d’appropriation et soumise à une gestion et à un contrôle publics. Dans chaque cas, on peut considérer l’état comme fiduciaire de ces ressources et en tant que tel il est de son devoir de les mettre en valeur et d’en percevoir les rentes lorsqu’il est opportun de les exploiter. Qu’il exploite lui-même ou qu’il confie à d’autres l’exploitation d’une ressource, l’état est donc mandaté par la société pour faire en sorte que l’exploitation soit efficace et pour percevoir tout ou partie des rentes. Il doit aussi assurer leur répartition. La rente est endogène; pour des conditions données (marchés, technologie, etc.), elle reflète l’efficacité de l’exploitation de la ressource. La rente est maximum lorsque l’exploitation est efficace. Une dimension de cette efficacité est dans l’optimisation de la chronologie de l’exploitation. Le partage n’est pas en première analyse affaire d’efficacité; mais les questions d’équité peuvent interférer avec l’efficacité.

Innovation et productivité

Les études antérieures suggèrent que l’immigration occupe une place importante dans l’innovation et la croissance économique. L’immigration peut en effet influencer l’innovation économique à travers plusieurs canaux. Premièrement, l’immigration augmente la dimension démographique de la société d’accueil, et ainsi la demande globale locale. Une plus grande demande conduirait à des importations supplémentaires, à une plus grande capacité et variété de la production locale et, à long terme, à de nouveaux investissements et à de nouvelles technologies. Deuxièmement, les immigrants se concentrent principalement dans de grandes régions métropolitaines, ce qui renforce les forces d’agglomération et contribue à la croissance de l’économie urbaine et à l’innovation. Troisièmement, les migrants sont souvent sélectionnés parmi les meilleurs du pays d’origine, ce qui pourrait améliorer la composition des compétences des travailleurs au lieu d’arrivée et générer des retombées pour le pays d’accueil. Quatrièmement, la concentration des immigrants de diverses origines socioculturelles peut stimuler la création de nouvelles idées, les externalités de connaissances et l’esprit d’entreprise, et favoriser ainsi la croissance économique. Également, les entreprises avec des équipes de gestion diversifiées sont plus susceptibles de favoriser l’innovation. De plus, la diversité ethnoculturelle en entreprise est particulièrement un atout en vue de pénétrer les marchés internationaux. Il existe une abondante littérature sur les relations entre l’immigration, la performance économique des immigrants et l’innovation. La littérature portant sur les relations entre l’immigration et l’innovation sociale se répartit entre quatre courants principaux. Le premier analyse les nouvelles demandes sociales résultant de l’immigration dans divers domaines : l’éducation, l’intégration linguistique, la demande de santé, la religion, etc. le deuxième courant examine les relations entre la diversification de population, les communautés des minorités et le développement régional. Le troisième courant met l’accent sur la répartition et la concentration spatiale des immigrants ainsi que sur le marché du logement et la situation résidentielle des immigrants. Le quatrième courant repose sur l’analyse des inégalités sociales et étudie les politiques et les actions contre l’exclusion sociale. Dans cette synthèse des études, nous essayons d’évaluer l’impact de l’immigration sur l’innovation et le développement socioéconomique, tout en tenant compte de la réalité de la société québécoise.

Sur la base de données individuelles espagnoles, nous examinerons l’efficacité de la politique des crédits d’impôt à la RD en Espagne, et en particulier nous comparerons les estimations basées sur les crédits effectivement reçus (ex post) et les crédits prévus sur la base des taux statutaires de crédits d’impôt (ex ante), deux mesures alternatives qui rentrent dans la construction des coûts d’usage du capital recherche.

Ce projet vise à apporter un double éclairage – théorique et expérimental – quant à la théorie des marchés d’assurance en présence d’antisélection (Rothschild et Stiglitz (1976)). Les tests économétriques et expérimentaux de cette théorie aboutissent à des résultats très controversés. Les travaux économétriques, fondés principalement sur des données issues du marché de l’assurance automobile confirment (Cohen (2005)) ou infirment (Chiappori et Salanié (2001)) les prédictions du modèle d’antisélection. Il en va de même pour les données expérimentales qui amènent à accepter (Shapira et Venezia (1999)) ou à réfuter (Riahi, Lévy-Garboua et Montmarquette (2013)) l’idée selon laquelle les franchises d’assurance permettent une sélection efficace des assurés. Notre approche vise à dépasser ces contradictions en soulignant l’influence déterminante des attitudes dans le risque : aversion au risque et goût pour le risque. Notre modélisation du marché d’assurance, et l’étude expérimentale qui s’ensuivra se focalisent simultanément sur les deux traits essentiels de l’asymétrie d’information en assurance : la diversité des fréquences de sinistre et la diversité des attitudes dans le risque.

Un des enjeux majeurs de l’économie québécoise est le problème de la productivité qui ne semble pouvoir s’améliorer au rythme des pays de l’OCDE. Les indicateurs de la performance économique au Québec sont alarmants. Le PIB par heure travaillée n’a augmenté de 1981 à 2009 que de 32,4 % au Québec comparé à 61,8 % en Suède, 76,3 % au Royaume-Uni, 77,9 % en France, 95,6 % au Japon, 52,6 % aux États-Unis et 49,8 % en Ontario. Quant au PIB par emploi, il suit la même tendance : 24,3 % au Québec comparativement à 72,8 % en Suède, 69,9 % au Royaume-Uni, 49,2 % en France, 64,8 % au Japon, 54,9 % aux États-Unis et 37,4 % en Ontario. Bref, le Québec accuse un retard considérable et grandissant. Pour répondre à ce problème, on s’empresse souvent d’encourager les dépenses en Recherche et Développement (R&D) et en conséquence développer des programmes de subventions. Cependant, les indicateurs économiques nous révèlent que le problème est plus profond. En effet, en 2006, le Québec dépensait 2,70 % de son PIB en dépenses internes en Recherche et Développement (DIRD), le Canada dépensait 1,98 % de son PIB et le ROC 1,81 %. Le Québec semble donc consacrer une partie considérable de son PIB à la R&D. Au sein de l’OCDE, seuls le Japon (3,39 %) et la Suède (3,74 %) le dépassent. Il est aussi à remarquer que le Québec est non seulement parmi les régions du monde qui dépense le plus en R&D en % de leur PIB, mais le Québec est le champion de l’OCDE en termes de subvention à la R&D. La R&D est souvent encouragée dans l’objectif d’assurer une croissance économique à long terme. Au Québec, la norme de mesure de l’efficacité de l’aide fiscale à la R&D est « l’impact de l’aide fiscale sur l’augmentation des dépenses de R&D des entreprises ». Cette définition est obsolète et doit être révisée. Question #1 : Quel est le lien entre les dépenses en R&D et la performance économique? Question #2 : Quels mécanismes incitatifs permettent d’améliorer la productivité des dépenses de R&D et donc la commercialisation des résultats de la R&D? Question #3 : Quels sont les facteurs déterminants de l’adoption des THD (télécoms haut débit) par les entreprises et quelle est l’importance de leur supermodularité? Question #4 : Jusqu’à quel point l’écart observé dans l’adoption des THD explique-t-il le déficit d’investissements privés au Québec[1]? Question #5 : Jusqu’à quel point l’écart observé dans l’adoption des THD explique-t-il l’écart de productivité entre les États-Unis, le ROC et le Québec?

La fraude à l’assurance a un impact certain sur le secteur de l’assurance. D’après le Bureau d’assurance du Canada (BAC), celle-ci coûte trois milliards de dollars par année aux Canadiens. De même, l’Agence pour la lutte contre la fraude à l’assurance (Alfa) estime qu’elle représente près de 15 % des sinistres payés. Avec une répercussion immédiate sur le montant des primes d’assurances : la fraude représenterait près de 5 % des primes encaissées par les assureurs dommages dans certaines branches. Par ailleurs, la coalition contre la fraude d'assurance estime que 80 milliards $ ont été perdus aux États-Unis en raison de la fraude d'assurance. Pareil pour le Royaume-Uni, le bureau de fraude d'assurance estime que la perte due à la fraude d'assurance est d’environ 3,08 milliards $, entraînant une augmentation de 5 % des primes d'assurance. S’il est difficile de donner une définition exacte de la fraude, il est cependant possible d’en bâtir une typologie. La « fraude opportuniste » est sans doute la plus répandue : elle touche tous les secteurs de l’économie, le privé comme le public. La fraude opportuniste correspond à l'exagération de l'ampleur d'un préjudice autrement légitime, pour en tirer un gain financier. Plus que par le montant moyen de la fraude, c’est par son volume qu’elle pèse sur l’économie. Elle est le fait de « fraudeurs d’occasion » : « des personnes habituellement honnêtes qui vont profiter d’une situation particulière pour agir de manière frauduleuse ». La fraude préméditée (c.-à-d. l'accident truqué ou volontaire), qui est commise par une personne qui fraude sciemment son assureur, apparait être moins présente. Nous proposons de réaliser une série d’expériences qui répond aux objectifs suivants : 1. tester le design optimal du contrat d’assurance face au phénomène de fraude 2. analyser l’impact d’un changement au niveau du design du contrat d’assurance sur le comportement frauduleux des assurés 3. analyser la perception de la fraude à l’assurance selon le design du contrat d’assurance offert. Nous nous proposons de réaliser 8 traitements. Avec un traitement de référence où les participants auront la possibilité de s’assurer complètement avec la possibilité de tricher sur les indemnisations réclamées aux assureurs. Selon le traitement, différentes variantes seront apportées au design expérimental qui correspond aux différentes solutions apportées par la théorie ou qu’on retrouve dans la pratique à savoir : contrat de franchise, audit, bonus-malus.

L’innovation est un facteur déterminant de la croissance et des performances de l’économie mondialisée. Elle donne naissance à de nouvelles technologies et de nouveaux produits qui aident à répondre aux nouveaux enjeux mondiaux. En transformant les modalités de production des biens et de prestation des services, elle stimule la productivité, crée des emplois et contribue à améliorer la qualité de vie des citoyens. Pour nombre d’experts, l’innovation est une question de culture plutôt que de choix de politique publique. Mais la graine des idées novatrices a besoin de nutriments pour germer. Un système éducatif qui encourage ses élèves est le terreau d’une économie bâtie sur l’emploi hautement qualifié. Ainsi, les pouvoirs publics doivent adopter des politiques propres à encourager l’innovation à travers une revue du système éducatif. Les établissements scolaires jouent un rôle capital dans le développement et l’amélioration de la créativité de leurs élèves. Ils ont la possibilité d’éveiller leur curiosité et leur intuition, de développer leur sens critique et l’originalité de leur réflexion, ainsi que d’être accompagnés dans la joie de l’expérimentation, l’usage de l’imagination et l’esprit d’initiative. Nous assistons, ces dernières décennies, à la mise en place de plusieurs projets éducatifs visant à stimuler de multiples façons la créativité et l’innovation chez les élèves. Ces projets permettent d’explorer de nouvelles techniques d’enseignement, de nouvelles formes d’apprentissage et les modes d’utilisation efficace des technologies informatiques et de communication dans les salles de classe. Ces projets éducatifs s’accompagnent souvent d’une valorisation des compétences et des aptitudes innées des élèves qui tend à récompenser l’élite (Wu [2005]). Or, on estime qu’en moyenne, seuls 2,3 % des scolaires seraient des enfants à haut potentiel, soit un enfant par classe. Un système éducatif basé sur la valorisation de l’effort serait plus susceptible de toucher un plus large spectre d’élèves (Yeung & Yeung [2008]). Par ailleurs, un système éducatif basé sur la valorisation de l’effort pourrait accroitre la réussite des élèves comme le laisse suggérer le nombre élevé d’élèves chinois au sein des élites dans les écoles américaines. En effet, comme le stipulent plusieurs études (Salili and Hau [1994]; Dweck [2006]; Yeung & Yeung [2008]) la valorisation de l’effort par les parents chinois aux dépens des compétences innées constitue la clé de la réussite des élèves chinois. D’autre part, plusieurs études démontrent le lien qui existe entre le succès scolaire et une « estime de soi » élevée. En effet, un élève dont les efforts ont été correctement valorisés aurait une estime de soi élevée et serait plus entreprenant et plus à même d’exprimer et de mener à bout ses idées novatrices. Nous considérons donc l’entrepreneurship comme le résultat d’un processus (une aptitude qui se construit) plutôt qu’une aptitude innée. En effet, comme l’illustre la figure suivante, nous pensons qu’un modèle adéquat de valorisation de l’effort durant la vie scolaire générerait un niveau d’effort fourni plus élevé et permettrait, par conséquent, la construction d’une « Estime de soi » nécessaire à toute décision entrepreneuriale. L’objectif de cette expérience est de mesurer l’impact du mode de valorisation de l’effort durant la vie scolaire sur le choix entrepreneurial : la prise de risque et la pensée créative des participants. Il s’agit aussi d’identifier le mode de valorisation de l’effort qui permettrait d’avoir le plus grand nombre de personnes qui va s’engager dans un choix entrepreneurial. En effet, cette expérience nous permettra de comparer la propension à faire le choix entrepreneurial relativement au choix salarial et la quantité d’effort fourni par les participants dans chaque mode de valorisation de l’effort.

Marché du travail

L’immigration est surement importante pour favoriser la croissance démographique et pour fournir de la main-d’œuvre au marché du travail. En effet, elle constitue un élément central des stratégies gouvernementales destinées à améliorer les perspectives économiques du Québec et du Canada face au vieillissement de la population et à la faible natalité. Toutefois, et malgré les politiques basées sur la sélection de candidats les plus qualifiés, force est de constater que l’intégration au marché du travail demeure très difficile, particulièrement au Québec. Ainsi, les immigrants sont plus exposés au chômage et à la surqualification professionnelle que les natifs. Qui plus est, cette situation est plus problématique au Québec qu’ailleurs au Canada même si le Québec est la seule province à disposer d’un contrôle de l’immigration sur son territoire. En 2012, le taux de chômage des immigrants de 15 à 64 ans y atteignait 11,7 % comparativement à 8,7 % en Ontario et à 7,2 % en Colombie-Britannique. Le rapport entre le taux de chômage des immigrants et celui des natifs était également plus élevé au Québec (1,6) qu’en Ontario (1,2) et en Colombie-Britannique (1,1). Cette situation est loin d’être conjoncturelle puisqu’elle se maintient sur une longue période. Il convient de signaler que les immigrants constituent un groupe très hétérogène de sorte que certains groupes peinent plus que d’autres à se tailler une place sur le marché du travail. Parmi les facteurs qui pénalisent le plus les immigrants, on retrouve le lieu d’obtention des compétences (diplôme et expérience professionnelle). En effet, ce sont surtout les immigrants venant d’Europe orientale, Afrique, Asie et Amériques (sauf É.-U.) qui ont le plus de difficultés à faire valoir leurs acquis étrangers, mais c’est encore au Québec que l’accès à l’emploi est le plus difficile pour ces immigrants. Par exemple, les immigrants ayant obtenu un diplôme postsecondaire dans ces régions affichaient un taux de chômage de 15,1 % en 2012 au Québec contre 9,6 % en Ontario et 8,0 % en Colombie-Britannique. Même ceux qui accèdent à l’emploi sont loin de le faire dans des conditions qui mettent en valeur leur capital humain au profit de l’économie québécoise. En effet, le problème de surqualification professionnelle est très fréquent chez les immigrants occupés, particulièrement ceux ayant obtenu un diplôme postsecondaire en Europe orientale, Afrique, Asie ou Amériques (sauf É.-U.) : leur taux de surqualification était de 64 % en 2012 au Québec comparativement à 36,9 % chez les natifs et à 41,9 % chez les immigrants diplômés du Canada. Sachant que l’Europe orientale, l’Afrique, l’Asie et les Amériques (sauf É.-U.) constituent, et de loin, les principales sources de nouveaux immigrants au Québec et dans l’ensemble du Canada, l’intégration de ces immigrants au travail continuera à se poser avec acuité. Il semble donc important de redresser cette situation qui implique une sous-utilisation flagrante des ressources que représente l’immigration, et des coûts autant pour les immigrants eux-mêmes que pour la société québécoise.

La Commission de la construction du Québec (CCQ) est responsable de l'application de la Loi sur les relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'œuvre dans l'industrie de la construction (Loi R-20) qui encadre cette industrie. Ainsi, elle a pour mandat de lutter contre le travail au noir dans la construction. Dans ce contexte, la CCQ collige des données et produit des rapports statistiques sur l’évolution d’indicateurs de résultat de ses interventions. Au cours des années, elle a raffiné ses méthodes et amélioré ses interventions et continue de le faire sur une base régulière. Par définition, il est difficile d’observer le travail au noir et en particulier les éléments qui en déterminent la prévalence et l’ampleur. Il y a beaucoup d’éléments confondants de sorte qu’identifier l’importance de certaines politiques qui visent à contrer le travail au noir reste relativement problématique même si certains indicateurs demeurent intéressants à analyser. Objectifs 1. Évaluer la mesure de l’évasion fiscale ou travail au noir au Québec dans l’industrie de la construction et proposer des améliorations. 2. Examiner les impacts des mesures de la CCQ contre l’évasion fiscale.

Le but de cette étude est d’estimer la contribution de la réallocation de la main-d’œuvre à la croissance de la productivité au pays à bas revenus. La plupart des études antérieures sur la contribution de la réallocation de la main-d’œuvre à la croissance de la productivité se concentrent principalement sur l'Amérique du Nord et l’Europe, alors que les études sur les pays en voie de développement ont reçu peu d’attention. La réallocation de la main-d’œuvre est définie comme le processus par lequel les travailleurs changent d'emploi dans des industries ou des zones géographiques afin d'obtenir de meilleurs salaires ou de meilleures conditions de travail. En fait, il est bien établi que la réallocation de la main-d’œuvre est grande et persistante dans tous les secteurs : Cahuc et Zylberberg (2006) notent que 15 % des emplois disparaissent chaque année et sont remplacés par de nouveaux emplois menant à générer la redistribution du travail qui est de deux à trois fois plus que la perte d'emplois. Par exemple, au Liban, compte tenu de 1 041 000 emplois en 2008 (Administration centrale de la statistique, 2008), il s'agit de la création et de la destruction de près de 156 150 emplois par année. Cela conduit à une réallocation de la main-d'œuvre d'environ 468 450 personnes par année.

Contexte La problématique de l’inadéquation des qualifications sur le marché du travail, qui a dominé les débats durant les années 80 et 90, refait surface récemment dans un contexte de vieillissement de la population et de reprise économique. En effet, durant les dernières décennies le débat tournait autour de l’impact des changements technologiques sur les qualifications requises par les professions, et l’adéquation de ces dernières avec les qualifications acquises par les individus (mesurées par le niveau d’instruction). Ce débat a stimulé la réflexion sur le passage vers une économie de savoir et l’importance de l’investissement dans le système d’éducation pour relever le défi de la productivité et la croissance économique. Le débat récent a pris une nouvelle tournure pour se concentrer sur l’utilisation de la pleine capacité des qualifications acquises par les individus afin de rentabiliser l’investissement public dans le système d’éducation et stimuler la productivité dans un contexte de rareté de la main-d’œuvre. Malheureusement, ce débat s’est essentiellement concentré sur le phénomène de la surqualification, et moins d’attention a été portée à la situation de sous-qualification, qui demeure un enjeu majeur pour les politiques publiques. Problématique et cadre d’analyse Ce projet propose d’aborder le problème de la surqualification dans une perspective plus large, à savoir le manque d’appariement sur un marché de travail devenu de plus en plus dynamique. En effet, la multiplication des transitions sur le marché de travail pourrait, entre autres, expliquer les tendances observées au niveau de la surqualification. En l’occurrence, la situation de surqualification pourrait refléter un choix individuel (pour combiner travail et vie personnelle ou travail et retraite progressive), instrumental pour d’autres (acquérir de l’expérience de travail) ou bien de nature involontaire (manque d’opportunité ou de compétences). Du côté des entreprises, les situations de surqualification pourraient être l’occasion pour évaluer certaines compétences non acquises à travers la formation créditée (savoir-faire et savoir-être), ou bien découlent d’une logique du marché face à une offre excédentaire de main-d’œuvre qualifiée. Vue sous cet angle, l’incidence de la surqualification serait moins problématique si la situation des emplois surqualifiés représente des épisodes temporaires qui permettent aux individus et aux entreprises de s’ajuster aux conditions du marché. Néanmoins, l’allongement de la durée des périodes de surqualification (le caractère permanent) susciterait une réflexion plus profonde au niveau de l’intervention des pouvoirs publics et donc en termes des politiques publiques du marché du travail. Quant au cadre d’analyse, nous adoptons une approche théorique basée sur le modèle d’appariement. Ce dernier sera ensuite testé empiriquement à l’aide de données longitudinales (EDTR). De manière générale, ce projet vise à : 1) quantifier l’incidence et la durée des transitions sur le marché de travail (transition entre études, activité, inactivité, chômage et retraite); 2) identifier l’impact de ces transitions sur la surqualification; 3) identifier les risques associés à la durée de ces transitions (par exemple, le manque d’expérience sur le marché du travail pour les jeunes diplômés et les immigrants); 4) Estimer les chances de sortie des situations de surqualification.

Dans un contexte contrôlé d’un laboratoire, l’approche expérimentale vise à recréer la réalité du travail au noir et explore de nouvelles approches pour contrer le travail au noir. Les bénéfices d’une telle approche méthodologique sont nombreux : i) l’approche expérimentale permet d’observer directement des comportements frauduleux; ii) le contrôle exercé dans un laboratoire rend possibles l’identification précise des facteurs en cause et la possibilité de formuler des politiques d’intervention; iii) les politiques d’intervention sont à leur tour évaluées dans des expériences de laboratoire à des coûts privés et sociaux nettement inférieurs si on devait procéder dans la réalité pour en évaluer la performance, et ce, dans un horizon temporel très court. On critique parfois l’approche expérimentale sur sa validité externe, c’est-à-dire si les résultats observés s’appliquent en dehors du laboratoire. De fait, cette question est largement débattue dans la littérature et la plupart du temps lorsqu’il a été possible de valider la pertinence externe de l’approche expérimentale, les constants sont très positifs. À l’opposé et à l’avantage de l’approche expérimentale, la validité interne qu’elle confère à l’étude par le contrôle des facteurs opérants n’a pas de commune mesure avec l’approche plus traditionnelle d’enquêtes statistiques qui est toujours soumise à des facteurs confondants qui rendent la notion de causalité particulièrement problématique. Les activités prévues sont les suivantes : • Revue des écrits en économie expérimentale sur les comportements frauduleux et les politiques mises en place pour contrer ces comportements. La littérature est particulièrement abondante sur la fraude fiscale et l’évasion fiscale en général. Plus récemment, il s’est développé une littérature importante sur la corruption sans, par ailleurs, nécessairement cibler le travail au noir. Cette revue permettrait de prendre connaissance des politiques possibles et comprendre l’efficacité relative des différentes politiques. À titre d’exemple, comment se compare l’efficacité d’une politique haussant la probabilité de détection du travail au noir et la hauteur des amendes sachant que le premier type de politique est plus coûteux de mettre en place que l’autre. • À la lumière de la revue de la littérature, nous allons proposer des protocoles expérimentaux.

La croissance continue des besoins en compétences des entreprises est bien documentée. Bien que l’entreprise puisse toujours elle-même améliorer les compétences de ses employés à travers des investissements en formation, elle peut aussi combler ses besoins en compétences manquantes en allant les chercher à l’externe. En fait, examiner les efforts de formation de l’entreprise (marché interne), sans tenir compte du roulement de la main-d’oeuvre et des décisions d’embauche et de mise à pied (marché externe), risque de donner une image incomplète de la stratégie de l’entreprise en matière de gestion du capital humain. Par exemple, le succès de la récente intention du gouvernement fédéral d’instaurer une subvention à la formation pour les entreprises dépendra des possibilités de substitutions entre investissements en formation à l’interne et embauche de compétences à l’externe et des bénéfices et coûts des différentes options. Cette recherche vise donc à mieux comprendre les stratégies utilisées par les entreprises pour combler leurs besoins en compétences.

Politiques publiques

La dernière récession a relancé l’intérêt pour l’étude des relations entre les secteurs financier et réel de l’économie. Les indicateurs du marché financier et du marché du crédit contiennent de l’information sur les anticipations des agents quant à la conjoncture économique future. Alors, ces indicateurs seraient de bons prédicteurs des performances économiques futures. Une bonne compréhension des corrélations et causalités entre indicateurs financiers et variables macroéconomiques permettra de mettre en place des politiques économiques plus efficaces et de mieux les évaluer, en particulier en période de récession (crise). De plus, de meilleures prévisions de l’activité économique aideraient à établir des politiques budgétaires plus pertinentes. Le présent projet de recherche a pour but de revisiter la prévisibilité de l’activité économique réelle par les indices du marché financier dans le cadre des économies canadienne et québécoise. Nous allons également nous intéresser aux corrélations entre ces deux groupes de variables ainsi qu’à la prévisibilité des indicateurs financiers par les variables décrivant l’économie réelle. L’objectif est de fournir de meilleures prévisions de l’activité économique et financière. Le résultat final de notre recherche sera fort utile pour l’élaboration des budgets et les documents d’analyse de politiques budgétaire, fiscale et monétaire. Question principale Est-ce que les indicateurs financiers aident à prévoir les indicateurs de l’économie canadienne/québécoise, ou vice versa? Si oui, lesquels : canadiens, québécois, américains, sectoriel, etc. Ici, on examinera de nouveaux prédicteurs comme la volatilité des indices financiers (volatilité agrégée, sectorielle, réalisée, implicite, etc.).

Problématique L’accélération de la dégradation de l’environnement a conduit un très grand nombre de pays ou de régions développées à mettre en œuvre des mesures de lutte contre les pollutions (eau, émission de CO2, détérioration des écosystèmes,…). Parmi ces juridictions, le Québec s’est doté dès 1989 d’une politique de gestion intégrée des déchets solides qui fixait comme objectif une réduction de 50 % des déchets envoyés à l’élimination. Malgré ce premier dispositif, le Québec a décidé d’accentuer son effort en privilégiant le recyclage des matières résiduelles dont la quantité en circulation ne cesse d’augmenter depuis une vingtaine d’années. C'est pourquoi le Québec a mis en œuvre en 1998 une nouvelle politique environnementale appelée Plan d’action québécois sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008. L’objectif général de cette politique était de valoriser plus de 65 % des 7,1 millions de tonnes de matières résiduelles pouvant être mises en valeur annuellement. L’atteinte de cet objectif supposait que les municipalités, les industries, les commerces et les institutions contribuent individuellement à cet effort collectif. Objectifs de recherche et méthodologie Dix ans après la mise en place du Plan québécois de valorisation, il est intéressant de s’interroger sur l’impact de cette politique et donc d’en évaluer l’efficacité. L’objectif de ce projet de recherche est double : • proposer une évaluation de l’efficacité et de l’efficience de la politique québécoise de valorisation des matières résiduelles à l’échelle des municipalités (de + de 10 000 habitants); • mesurer les déterminants des écarts d’efficacité entre municipalités québécoises.

5e édition : Portrait économique et statistique du Québec. La thématique de la 5e édition est « Les grands enjeux de finances publiques. Édition prévue à l’automne 2014

Le CIRANO au cours des années a contribué de plusieurs façons aux politiques concurrentielles canadiennes. À la lumière des scandales récents en matière de corruption, nous souhaitons revisiter cette question. Nous proposons une série d’expériences économiques sur la collusion et la corruption mobilisant notre laboratoire en économie expérimentale et diverses considérations théoriques. Une série de conférences et de séminaires de nature académique, mais également avec des industries et entreprises concernées, seront du programme. Une collaboration avec le Phelps center de l’Université de Colombie-Britannique est envisagée.

Le gouvernement du Québec accorde des réductions de taxes sur les carburants (essence et diesel) aux régions dites éloignées depuis 1985 afin que les prix de ces carburants soient comparables à ceux des grands centres urbains. Dans le même but, les automobilistes de ces régions bénéficient de réductions sur les droits d’immatriculation pour les véhicules de promenade depuis 1995. Par ailleurs, en raison du niveau de taxation plus élevé sur l’essence par rapport aux juridictions voisines, le Québec accorde des réductions frontalières de la taxe spécifique sur l’essence afin d’éviter des déplacements de consommation vers les régions limitrophes. Dans un contexte de déficit appréhendé du FORT et considérant le coût de ces mesures pour le Fonds (environ 125 M$ en 2012-2013), l’étude présente, pour chacune des mesures, une analyse de : - l’efficacité économique; - ses effets sur le marché de l’essence et du diesel à l’intérieur de ces régions; - la pertinence ou non de maintenir ces mesures (ou de les modifier le cas échéant) dans le contexte déficitaire du FORT à venir; - quantifier et analyser les effets d’un maintien, d’une modification ou d’une abolition. La recherche vise à mesurer les coûts et les bénéfices pour l’État québécois des politiques de modulation des taxes sur les carburants et des droits d’immatriculation dans les régions dites éloignées et les régions limitrophes aux frontières

6e édition : Portrait économique et statistique du Québec. La thématique de la 6e édition est : Environnement et ressources naturelles. Édition prévue en 2016.

Problématique Qu’ont en commun, un amateur de théâtre, un couple avec de jeunes enfants en garderie, une personne âgée sous médication, un étudiant universitaire…. On pourrait poursuivre la liste? Essentiellement, toutes ces personnes ne paient qu’une fraction des biens et services qu’elles consomment. La personne âgée médicamentée comme l’amateur de théâtre paient environ 40 % du bien ou service qu’ils consomment. L’étudiant universitaire paie environ 15 % et le ménage avec enfants en garderie, 12 %. Comment se justifient ces proportions, ce n’est pas clair. Les justifications ne semblent pas documentées et relèvent davantage de décisions politiques qu’autrement. Une justification, par ailleurs, qui quelquefois se pointe est celle que certains de ces services offrent des rendements sociaux. L’exemple de l’éducation supérieure est souvent cité. Les travailleurs éduqués gagnent plus et paient davantage d’impôts de sorte que l’État a intérêt à investir dans l’éducation et de ne pas exiger des frais de scolarité qui couvrent les coûts complets d’une éducation universitaire. Mais, est-ce que 15 % est trop haut ou trop bas? La réponse théorique est relativement claire (un développement analytique sera nécessaire) si le rendement marginal privé est supérieur au rendement marginal social, il faut hausser les frais de scolarité, ce qui aura pour effet de réduire le rendement marginal privé et hausser le rendement marginal social. La hausse des frais de scolarité sera nécessaire jusqu’à l’égalisation des rendements marginaux. Comme nous connaissons les rendements marginaux sociaux et privés en éducation, l’exercice peut être conduit jusqu'à sa finalité. Dans d’autres cas, comme les frais de garde, les médicaments, les transports, etc., les calculs seront plus complexes. • Comment établir la hauteur des tarifs selon la théorie économique? Peut-on montrer des applications précises de l’approche retenue? • Comment généraliser? S’il n’y a pas d’externalités ou de rendement social à un tarif subventionné comment le justifier et à quel niveau l’établir? Méthodologie Recours à la théorie économique pour développer formellement l’approche et à l’évaluation empirique pour les applications.

L’objectif poursuivi est de développer une approche de modélisation praticable où le taux d’épargne des ménages soit endogène et sensible aux variations du taux de rendement sur les actifs, et où il reflète le comportement adaptatif des ménages qui font face à des chocs économiques qui altèrent la valeur de leur dotation en capital. Dans ce modèle, les dépenses de consommation des ménages et leur épargne sont basées sur l’optimisation intertemporelle. Deux variantes du modèle ont été élaborées. Dans la première, les ménages ont des anticipations myopes : ils s’attendent à ce que les prix, leur revenu et le taux de rendement sur leurs actifs demeurent inchangés pour une durée indéterminée. Dans la deuxième variante, les ménages prennent leurs décisions sur la base d’anticipations rationnelles limitées , ou tronquées : les ménages sont supposés avoir une prescience quasi parfaite une période à l’avance, à partir de quoi ils forment des anticipations sur la base de projections faites à partir des variations de la période courante à la suivante. La solution de cette deuxième variante implique que l’on résolve le modèle simultanément par paire de périodes imbriquées. La programmation du modèle en langage GAMS est déjà réalisée et le modèle fonctionne avec des données fictives. L’application à l’Afrique du Sud permettra de vérifier son applicabilité à une économie réelle. S’il est pratiquement acquis que la version avec anticipations myopes pourra fonctionner sur la base d’une matrice de comptabilité sociale réelle, cela reste à démontrer pour la variante avec anticipations rationnelles tronquées. On comparera les résultats de simulation du modèle avec taux d’épargne endogène avec ceux d’un modèle standard (avec taux d’épargne exogène constant).

Développement économique

Finances publiques et politiques fiscales

Tout au long du 20e siècle, s’est développé un important débat sur la fragmentation municipale et la nécessité de regrouper des entités de petite taille dans l'objectif d'améliorer la gestion des services publics locaux, de réaliser des économies d'échelles et de réduire les coûts de la bureaucratie. Ceci a conduit de nombreux pays de l'OCDE à réduire de manière drastique le nombre de leurs municipalités (Suède, Allemagne, Royaume-Uni,…). Depuis une cinquantaine d’années plus précisément, l’agenda politique de la plupart des pays industrialisés a été marqué par une forte vague de réformes de l'organisation territoriale. Le Canada n’a pas fait exception, comme l’ensemble des États fédéraux d’ailleurs. Et dans le contexte canadien, le Québec offre un terrain d'analyse particulièrement intéressant. En dépit de réformes successives, l’organisation municipale québécoise reste encore la plus fragmentée du Canada. Au début des années 1960, le nombre de municipalités y atteignait un sommet de 1 800 municipalités. Dès lors s'est posée la question de la réorganisation municipale dans le but d'atteindre une plus grande équité fiscale et une efficacité de la gestion publique à moindre coût. Au moyen de fusions « volontaires » avec la loi de 1965, puis « forcées » avec la loi 170 de 2001, le nombre de municipalités a été réduit à 1 110. Quelles ont été les conséquences de ces réformes et les leçons que l'on peut tirer de leur histoire? De manière quelque peu surprenante, les études sur les dimensions proprement économiques des fusions municipales sur la gestion locale sont encore peu nombreuses quand bien même, dans le cas québécois, nous disposerions maintenant tout à la fois d’un recul suffisant, d’une accumulation de données utiles et d’une diversité d’expériences qui rendent possible une analyse pertinente des résultats de ces réformes. Trois thématiques méritent en particulier d’être étudiées : 1. Les déterminants des fusions au sens où il est utile de pouvoir déterminer quels ont été les variables les plus significatives et leur poids dans les logiques de fusion et de défusion. 2. La relation entre fusion et investissement public pour essayer de dégager l’impact propre des fusions sur la dynamique de l’investissement des collectivités locales. 3. La question du nombre optimal de municipalités et donc de fusions dans la mesure où il est permis de s’interroger sur l’existence d’un seuil optimal.

L’objectif du projet est de fournir à l’AMF, notamment au Comité consultatif de la PME et aux responsables de la littératie, les éléments factuels nécessaires à leur travail. Entre 2004 et 2008, 7 % des opérations de financement des entreprises, incluant les premiers appels publics à l’épargne (PAPEs) du Canada ont eu lieu au Québec (Suret et Carpentier 2010 Tableau A8). Cette situation est problématique, tant pour le développement économique que du point de vue des valeurs mobilières (Weild et Kim 2010). La rareté des opérations de financement peut s’expliquer 1) par la réticence des investisseurs, pénalisés dans le passé par de faibles rendements, notamment au Québec en raison de la perception des effets négatifs du REAQ, 2) par une réticence des entreprises et de ceux qui les financent à envisager le PAPE, parce que les coûts dépassent les avantages ou parce que la situation canadienne pénalise les valorisations, 3) par l’environnement institutionnel (Suret 2010). Il n’est ni normal ni soutenable que le Québec, qui investit massivement dans la R&D et le financement des entreprises en émergence, ne récolte qu’une part minime des PAPEs. À terme, cela implique sa marginalisation en matière de valeurs mobilières. Il semble difficile de réfléchir à l’allègement de la réglementation des émetteurs émergents sans disposer de données et d’études rigoureuses des différentes dimensions du problème. Par ailleurs, nous avons montré le faible niveau de connaissances et de rationalité des investisseurs, qu’il est important d’améliorer. Cette recherche y contribue. Nous examinons successivement diverses possibilités d’explication et de solution à la situation observée. Projet 1 : les opérations de financement des émetteurs émergents procurent des rendements très faibles, de nature à rebuter les investisseurs : nous estimons donc les rendements réalisés, du point de vue des investisseurs, à la suite de chacun des milliers d’opérations de financement effectuées depuis vingt ans, en isolant les opérations québécoises. Nous isolons l’effet Québec : il est possible que les entreprises du Québec soient de qualité moindre, il est également possible qu’un éventuel effet Québec soit lié à la proportion relativement faible d’entreprises de ressources naturelles. Projet 2 : l’expérience du RÉAQ a eu globalement un effet négatif sur les rendements et sur la propension des investisseurs à participer aux PAPEs. Ce programme est-il favorable au marché québécois? Ce projet est pertinent à plusieurs points de vue : 1) la problématique de la faible présence des entreprises du Québec parmi les émetteurs au Canada, 2) la protection des investisseurs : accorder un crédit pour des investissements très risqués pousse les investisseurs vers des placements ne convenant pas à leur niveau général de littératie financière. Projet 3 : les gens d’affaires impliqués dans le financement du développement des entreprises ont une perception négative de l’entrée en bourse et de la réglementation qui entoure cette opération : comment envisagent-ils la sortie de leur investissement, soit l’opération par laquelle ils vont récupérer leur mise de fonds? Quels sont les obstacles à la réalisation d’une sortie locale par PAPE? Quelle est leur perception de la réglementation relative aux entrées en Bourse et aux émetteurs assujettis? Cette réglementation est-elle l’obstacle principal? Projet 4 : Les valorisations lors des PAPEs et des rachats sont moins attrayantes au Canada qu’aux États-Unis. Ces entreprises auraient donc une tendance à migrer vers les États-Unis avant ou après le PAPE. Projet 5 : Pourquoi certaines juridictions connaissent-elles une activité de PAPE plus importante que d’autres? En particulier, quel rôle jouent les normes minimales et la facilité d’effectuer des entrées en bourse déguisées? Que devrait faire le Canada ou le Québec? Nous tentons de lier les activités aux cadres réglementaires, aux normes minimales, à l’activité du capital de risque et autres facteurs connus pour influencer l’activité. Nous distinguons les PAPEs des grandes entreprises de ceux des émetteurs émergents.

Travailler à l'élaboration d’un programme informatique (comme FORTAX, http://www.princeton.edu/~ajshep/fortax.htm) qui permettrait d'estimer des modèles structurels d'offre de travail et de simuler les coûts fiscaux des différentes politiques mises de l'avant par le gouvernement. Ce type de programme existe à l'IFS à Londres et aux Pays-Bas, mais nulle part ailleurs. On aimerait doter les chercheurs québécois d'un tel outil. L'avantage de FORTAX c'est qu'il est écrit en Fortran 90 et donc très efficace pour estimer des modèles structurels. Le code est Open Source et les responsables invitent les étrangers à modifier le code pour l'adapter à leur propre fiscalité. C'est ce qu'on aurait l'intention de faire.

Le projet a pour objectif de vérifier l'existence d'interactions entre les provinces canadiennes en matière de dépenses et, à cette fin, nous avons recours à une évaluation d'un modèle dynamique de données recueillies auprès d'un groupe témoin pendant la période 1989-2007. À partir de critères tels que l'éducation, la santé et des séries de développements régionaux, les résultats de l'étude laissent entendre qu'il existe d'importantes interactions entre les provinces voisines sur le plan des dépenses fonctionnelles. En réalité, l'étude dégage un signe positif de la dépendance spatiale et confirme que ce type de dépenses publiques est plus susceptible de donner lieu à un comportement mimique.

Montréal est une métropole fragmentée et, aux yeux de plusieurs, ingouvernable. Mais cette fragmentation affecte-t-elle vraiment l’efficacité ou l’équité dans la production des biens et services publics locaux? Malgré le caractère unique et original de Montréal en matière de finances publiques, la métropole demeure encore aujourd’hui relativement sous-étudiée. Au-delà des opinions d’experts, on retrouve bien peu d’études concrètes qui permettent de répondre à la question. L’objectif de cette recherche est d’y remédier en proposant l’étude de données financières provenant des municipalités qui composent la Communauté métropolitaine de Montréal et des arrondissements et municipalités qui composent l’Agglomération de Montréal, sur la période allant de 1996 à 2011. Deux modèles sont proposés. Le premier fera ressortir les effets des récentes réformes sur la croissance des dépenses totales et des dépenses administratives des municipalités. Il s’inspire de la littérature sur la fragmentation métropolitaine et ses implications en matière d’efficacité de production des biens et services publics locaux. Le second table plutôt sur la convergence des efforts fiscaux entre les municipalités. Il s’inspire des modèles de convergence fiscale et d’analyse des disparités territoriales. Il est associé à la question de l’équité. Les réponses attendues aux questions de recherche viendront nourrir le débat sur les effets des récentes réformes institutionnelles dans la région métropolitaine de Montréal et permettront d’orienter, le cas échéant, une potentielle vague de nouvelles réformes.

L’une des principales difficultés liées à l’eau consiste à accroître la compréhension et la sensibilisation de la population au sujet des problèmes irritants liés à cette ressource et des gestes à poser pour trouver des solutions. La nonchalance s’explique surtout par le fait que l’eau demeure ridiculement bon marché, comparativement à sa valeur réelle, en raison de l’absence de marchés efficients pour cette ressource. Avec le temps, nous serons tous obligés d’assumer les coûts inhérents; les prix élevés nous forceront à accorder une plus grande attention à la crise de l’eau qui nous attend. À ce jour, la population n’a pas encore saisi l’urgence de la situation. Le projet consiste à présenter au monde un nouveau livre qui suscite des questions dérangeantes sur les pensées régnantes au sujet de l’eau et propose une approche axée sur la dynamique du marché (fixation des prix et pratiques commerciales), dans le but de garantir que le droit à l’eau, un droit universel de la personne, n’est pas une promesse vaine, mais plutôt un fait réel.

Politiques sociales

Le financement public des services de garde soulève des questions importantes portant sur la participation des familles au marché du travail, le développement des enfants, les revenus des familles et les finances publiques. Il génère aussi des questions fondamentales en termes d'équité et d'efficacité de la provision et du financement des services publics. Trois mesures principales de financement public ont cours au Québec, soit le crédit d'impôt provincial, la déduction d'impôt fédérale, et les subventions directes aux Centres de la petite enfance (CPE). Les travaux québécois et canadiens antérieurs portant sur l'impact de ces mesures ont utilisé des méthodes qui reposent sur des hypothèses d'identification qui peuvent être controversées et peuvent aussi mener à des résultats qui sont sensibles au choix de groupes de référence. De plus, ces méthodes ne permettent pas de modéliser en quoi une réforme à ces mesures pourrait améliorer le système de financement public des services de garde. Il existe aussi un certain flou sur l'impact de ce financement sur la dynamique des revenus familiaux et des finances publiques, en tenant compte par exemple de l'effet d'une participation accrue des mères au marché du travail sur le salaire futur de ces mères et de l'effet de la provision directe de services publics (telles que les subventions directes aux CPE) sur l'évolution du coût de ces services publics. Il est proposé d'estimer ces impacts à l'aide des données les plus récentes sur le coût et l'étendue de la fréquentation des services de garde. Il est aussi proposé d'étudier l'effet du financement public des services de garde à l'aide d'un modèle structurel dynamique d'offre de travail qui incorpore explicitement les préférences travail/loisir des familles, qui tienne compte du système fiscal et de transfert du Québec et du Canada, de l'effet des coûts fixes à travailler, de la variabilité des SDG et de leurs coûts, ainsi que de la distribution des caractéristiques socio-démographiques des familles québécoises.

Il est proposé d'étudier l'impact du financement public des études universitaires sur l'accumulation du capital humain, la dynamique des salaires, la participation au marché du travail, et sur l'équité du financement des services publics dans une perspective de cycle de vie. Cela sera fait en trois étapes. La première consistera en une mise à jour du calcul des rendements privés, publics et sociaux de l'investissement en capital humain, en calculant entre autres les taux effectifs de taxation et de subvention de l'investissement en capital humain au Québec. Ces taux seront calculés en tenant compte des données récentes sur l'évolution des salaires et sur les paramètres du financement des études et en utilisant la distribution complète des caractéristiques socio-démographiques des familles québécoises. La deuxième étape développera un modèle structurel dynamique d'offre de travail qui incorporera explicitement les préférences travail/loisir des individus et qui tiendra compte du système fiscal et de transfert du Québec et du Canada et de l'évolution sociodémographique prévisible du Québec au cours des prochaines décennies. Cela permettra dans une troisième étape d'estimer l'impact du financement public de l'éducation sur l'accumulation du capital humain et sur la participation au marché du travail dans une perspective de cycle de vie, en tenant compte entre autres de l'impact du capital humain sur la dynamique des salaires. Cela donnera aussi lieu à une analyse avantages-coûts privée et sociale du financement public de l'investissement en capital humain. Cette analyse fournira des indicateurs à la fois de l'efficacité et de l'équité de ce financement dans une perspective intertemporelle.

Description : 1) documenter la prévisibilité des récessions au Canada; 2) étudier la synchronisation des récessions au Canada et aux États-Unis; 3) étudier la sévérité des récessions au Canada (en termes d'ampleur et de durée) : • construire les scénarios de prévision (optimiste, moyen et pessimiste) pour n'importe quelle variable d'activité réelle, nominale ou financière canadienne, conditionnels à la probabilité de récession au CA et/ou aux US; • construire les mesures de sévérité (en termes d'ampleur et de durée); • classifier les récessions comme le fait C.D. Howe

Santé

Contexte et objectif général L’Ordre des Pharmaciens du Québec a créé un groupe de travail pour étudier et recommander des modifications au Code de déontologie des pharmaciens afin d’accroître la transparence des prix des médicaments d’ordonnance au Québec et des honoraires professionnels associés aux services afférents à leur distribution en tenant compte : • des règles et des pratiques en vigueur dans d’autres juridictions au Canada et ailleurs dans le monde; • des caractéristiques particulières du Québec et; • de l’impact attendu des règles déontologiques recommandées sur les patients, les tiers payeurs et les pharmacies. Les chercheurs devront documenter tous les éléments pertinents et organiser les résultats des études analysées afin d’alimenter les réflexions du groupe de travail.

Dans le cadre de ses travaux pour identifier et évaluer les différentes mesures qui pourraient permettre de faire face aux défis entourant les soins et les services (panier de services, rémunération médicale, gouvernance et technologies), l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) souhaite mettre en lumière les enjeux, les opportunités et les tendances observées au Québec et dans d’autres juridictions en regard de ces quatre volets. L’Association souhaite également proposer des recommandations visant une gestion optimale et performante de ces sources de dépense, le tout afin d’assurer une pérennité optimale du système de santé québécois. L’Association retient les services de CIRANO pour effectuer les travaux de recherche initiaux (mise en contexte et revue documentaire) afin d’alimenter les groupes de travail de l’Association.

L’accès à un médecin de famille au Québec est considéré comme un déterminant important de la qualité de soins de santé et des coûts du système. C’est un élément qui influence l’efficacité du système de santé et c’est donc un enjeu important pour le gouvernement. Afin d’accroitre le nombre de personnes ayant un médecin, le Ministère de la santé et des services sociaux a mis en place en 2007 les guichets d’accès aux clientèles orphelines (GACO) dans chacun des Centres de la santé et des services sociaux du Québec (CSSS). Toutes les personnes ne disposant pas d’un médecin de famille peuvent s’inscrire au GACO de leur CSSS. Les CSSS constituent une liste de clientèles orphelines avec un ordre de priorité basé sur l’état de santé (les personnes les plus malades étant prioritaires relativement aux personnes en bonne santé). Les médecins de famille peuvent s’adresser au GACO de leur CSSS pour prendre des patients inscrits au GACO. Pour chaque patient malade issu du GACO que le médecin intègre dans sa patientèle, le médecin de famille reçoit 208,6 $. Pour chaque patient non malade, il reçoit 100 $. Il est à noter que les médecins peuvent s’auto-référencer des patients orphelins (exemple : un médecin qui travaille en clinique sans rendez-vous peut proposer aux patients orphelins qu’il voit au sans rendez-vous d’intégrer sa patientèle via le GACO). Cette politique mise en place en 2008 avait pour objectif d’améliorer l’accès à un médecin de famille de la population québécoise et plus particulièrement des patients atteints de maladies chroniques qui ont besoin d’une prise en charge médicale et de soins continus. Malgré les incitatifs financiers, les données préliminaires suggèrent que les patients plus malades attendent plus longtemps que les moins malades avant d’obtenir un médecin de famille : les médecins semblent préférer prendre en charge les patients moins malades.

Dans le cadre de l’étude, une recherche sera entreprise sur les politiques d’évaluation liées au remboursement des tests diagnostiques au Québec et dans 12 autres juridictions. Une évaluation de la position du Québec sera présentée ainsi que des recommandations visant l’efficacité de ces politiques au Québec dans le but de l’implantation de tests diagnostiques requis en vue du déploiement de la médecine personnalisée au Québec.

« Ma première ligne numérique en santé » est un projet mobilisateur d’innovation sociale qui vise à améliorer la santé ainsi qu’à optimiser le fonctionnement, l’efficacité et l’efficience des soins de santé de première ligne au Québec par une meilleure dynamique entre un patient ayant une meilleure capacité de prendre en charge sa santé de façon proactive et des intervenants œuvrant en réseau et en équipe interdisciplinaires, en capitalisant sur les TIC. Le CIRANO sera appelé à définir et calculer la rentabilité économique de ce projet.

Depuis 2000, le Canada et le Québec ont fortement investi en R&D dans les projets de génomique en santé, tant au niveau du développement de plateformes technologiques qu’au niveau de la génétique. Si bien que nous avons acquis un positionnement enviable sur le plan international au niveau de la découverte dans ce domaine. Il y a de fortes raisons de croire que les bénéfices de ces technologies pourraient être considérables, mais ils ont peu ou pas encore atteint le patient. En effet, les transformations requises pour faciliter l’intégration de ces technologies innovatrices dans le système de santé sont de plusieurs ordres. On observe notamment que les mécanismes d’évaluation des technologies en santé sont inappropriés pour appuyer la prise de décision sur l’utilisation de ces innovations. En outre, les mécanismes de gouvernance n’incitent pas les professionnels de la santé et les fournisseurs de soins à choisir les pratiques qui maximisent la valeur des patients et à intégrer les pratiques innovantes. D’autres facteurs encore peuvent expliquer ces délais. Le groupe de recherche en santé du CIRANO développe actuellement plusieurs projets visant améliorer non seulement la compréhension des obstacles à l’intégration des technologies issues de la génomique dans les milieux de pratique, mais aussi celle des impacts qu’elles auront sur la société.

Depuis 2000, le Canada et le Québec ont fortement investi en R&D dans les projets de génomique en santé, tant au niveau du développement de plateformes technologiques qu’au niveau de la génétique. Si bien que nous avons acquis un positionnement enviable sur le plan international au niveau de la découverte dans ce domaine. Il y a de fortes raisons de croire que les bénéfices de ces technologies pourraient être considérables, mais ils ont peu ou pas encore atteint le patient. En effet, les transformations requises pour faciliter l’intégration de ces technologies innovatrices dans le système de santé sont de plusieurs ordres. On observe notamment que les mécanismes d’évaluation des technologies en santé sont inappropriés pour appuyer la prise de décision sur l’utilisation de ces innovations. En outre, les mécanismes de gouvernance n’incitent pas les professionnels de la santé et les fournisseurs de soins à choisir les pratiques qui maximisent la valeur des patients et à intégrer les pratiques innovantes. D’autres facteurs encore peuvent expliquer ces délais. Le groupe de recherche en santé du CIRANO développe actuellement plusieurs projets visant améliorer non seulement la compréhension des obstacles à l’intégration des technologies issues de la génomique dans les milieux de pratique, mais aussi celle des impacts qu’elles auront sur la société. Les projets en développement sont les suivants :

Dans le contexte d’évaluation des coûts-bénéfices liés à l’introduction d’innovations en santé (pratiques, technologies, médicaments, etc.), deux méthodes sont utilisées pour assigner une valeur à une année de vie additionnelle en santé, l’approche du Capital Humain et la Volonté de payer (VDP) (Willingness to pay approach (WTP). Les deux approches sont limitées mais la VDP est de plus en plus utilisée. Plusieurs méthodes peuvent être utilisées afin d’évaluer la volonté de payer des individus. Le groupe propose d’utiliser le laboratoire d’économie expérimentale afin d’évaluer cette dernière à partir d’expériences effectuées auprès de différents groupes d’individus. L’objectif de cette étude est notamment d’examiner comment l’expérience personnelle et les informations sur les risques de maladie affectent cette volonté de payer pour une année additionnelle de vie statistique.

Capital humain

Le groupe de travail sur la littératie financière sous la présidence de Donald Stewart et la vice-présidence de Jacques Ménard offre une belle définition de ce que représente la littératie financière : le fait de disposer des connaissances, des compétences et de la confiance en soi nécessaires pour prendre des décisions financières responsables. Il va de soi que cette définition se généralise à d’autres formes de littératie dont notamment la littératie économique. Nous aimerions dès maintenant insister sur le point qu’il est difficile de dissocier les deux formes de littératie. Connaître les instruments financiers est certainement plus utile si on est capable de les cadrer dans l’environnement économique qui nous intéresse. De même que pour profiter d’une situation économique favorable, il faut savoir comment la transposer dans une réalité financière concrète. Prenons l’exemple simple d’épargner et d’investir. Ce sont des concepts de base en finance et en économie. Pour le particulier, l’épargne est l’instrumentation de l’investissement. Quand et comment épargner et comment investir sont des piliers de la littératie financière. Tout le débat actuel sur l’endettement et les pensions des Québécois et des Canadiens nous ramène à ces questions. Par ailleurs, au plan économique, l’épargne confronte l’individu avec son impatience de consommer rapidement son revenu. L’investissement qui s’ensuit le questionne sur le niveau de risque qu’il est prêt à tolérer. L’impatience à consommer dans le temps et l’attitude vis-à-vis du risque ne sont pas des concepts triviaux. Il faut que les individus puissent en quelque sorte les sentir pour en être conscients et éventuellement les maîtriser. L’autre aspect qu’il faut aussi retenir qui touche autant les questions financières que les questions économiques est la grande diversité des concepts et leur complexité. Prenons, par exemple toute la question des options dans le domaine financier : qu’est-ce qu’une option et comment en évaluer sa valeur? Il y a une contrepartie dans le domaine économique avec les options réelles. Quelle est la valeur d’un terrain que vous possédez? Combien faut-il dépenser en taxes pour toujours le considérer comme un investissement potentiel? Bref, améliorer la littératie financière et économique est un grand défi et devant les innovations constantes dans le milieu financier et l’évolution de la science économique nous sommes forcément dans la formation continue. Mais, avant la formation continue, il faut la base et cette base doit être acquise le plus rapidement possible. Notre proposition vise l’introduction et la formation des jeunes à la littératie financière et économique. La grande originalité de notre proposition est de mobiliser l’approche expérimentale pour réaliser cet objectif. Cette méthode n’est pas théorique. Une approche théorique n’est pas la bonne façon de retenir l’attention des jeunes. C’est souvent trop abstrait. L’approche expérimentale, tout au contraire, est empirique et ludique. L’approche expérimentale demande aux participants de jouer des jeux économiques et financiers. Les jeux sont répétés sur plusieurs périodes et en expérimentant les jeux, les participants découvrent graduellement les ingrédients et les éléments essentiels des bonnes décisions à prendre s’ils veulent s’enrichir. En effet, contrairement à l’approche en psychologie où dans leurs expériences les participants sont rémunérés strictement selon leur présence, les économistes qui utilisent l’approche expérimentale (dans notre jargon l’économie expérimentale) rémunèrent les participants selon leurs décisions. Dans certains cas, la chance peut jouer un rôle sur cette rémunération, mais comme dans la vraie vie les décisions retenues font souvent foi des succès ou insuccès. Le fait que chaque décision peut-être rentable amène le participant à réfléchir sur chacune des décisions.

Problématique Le Québec connaîtra au cours des prochaines années des changements démographiques importants. Ce devis porte sur la phase II d’un projet de recherche explorant l’impact micro-économique de ces changements sur l’évolution du niveau et des habitudes de vie de la population québécoise ainsi que sur les finances publiques du Québec. Les travaux de la deuxième phase du projet seront répartis en trois étapes. La première étape calculera (sans endogénéisation des comportements) l’effet sur les finances publiques (impôts, taxes et contributions sociales) et le niveau de vie des Québécois des perspectives de changements socio-démographiques. Elle permettra aussi de simuler l’impact prospectif de changements possibles dans les tendances du marché du travail. Cela se fera entre autres choses par l’introduction d’une dimension macroéconomique au modèle, de manière à simuler l’impact prospectif de différentes hypothèses sur la croissance de la productivité et des salaires moyens, sur le financement de la dette, sur les taux d’emploi par groupe âge-sexe, sur l’immigration nette, etc. La deuxième étape consistera à endogénéiser de manière structurelle certains types de comportement, tels que les choix d’offre de travail, de retraite, d’épargne, de formation et d’éducation. Ces comportements peuvent influer de manière importante sur la nature et l’effet des changements démographiques à venir. Les politiques publiques peuvent aussi affecter ces comportements, des effets qui pourront être saisis à l’aide des modèles développés dans cette deuxième étape. La troisième étape permettra de comprendre comment des choix de politiques publiques pourraient modifier les perspectives futures en termes de finances publiques et de niveau de vie au Québec. Elle donnera ainsi lieu au calcul (avec endogénéisation des comportements) de l’effet prospectif sur les finances publiques et le niveau de vie des Québécois de changements éventuels de politiques fiscales et budgétaires, comme le traitement fiscal de l’épargne, l’aide aux familles, les frais de scolarité, le traitement des revenus de retraite, etc. La fin de cette étape est prévue 18 mois après le début de la deuxième phase. Plusieurs programmes informatiques ainsi qu’un logiciel – nommé Canadian Tax and Credit Simulator (CTaCS), et qui a été perfectionné par les chercheurs de ce projet – sont utilisés pour modéliser les contraintes budgétaires. Une grande variété de programmes gouvernementaux est ainsi prise en compte (l’aide sociale, les allocations familiales, les crédits d’impôts remboursables, etc.) en plus des impôts directs fédéraux et provinciaux.

Trois projets sont soumis pour la présente demande. Ils sont complémentaires. Les projets 1 et 2, qui sont de nature analytique, se trouvent en partie récupérés dans le projet 3. Projet #1 : portrait longitudinal de la délocalisation et indice de diversité Le premier volet du projet vise à établir un portrait longitudinal de l’évolution de la subvention de la fonction « enseignement » pour les années 2008 à 2011. Elle vise également à établir un portrait longitudinal de l’offre de programmes pour les mêmes années. On cherche à relever l’évolution des clientèles et des subventions qui leur sont attachées de même que l’offre de programme qui les a amenés sur les campus. Le deuxième volet du projet vise à créer un indice de diversité de l’offre de formation. Basé sur le calcul développé par Rossi (2009), cet indice permettra de qualifier le type de délocalisation selon les choix faits par l’établissement dans l’ouverture de ses programmes et de qualifier la nature générale de la délocalisation à l’échelle nationale. Nous croyons qu’un tel indice fournira à l’État un outil de premier plan pour guider ses actions dans ce domaine. Projet #2 : coût et efficience de la délocalisation Ce projet a pour objectif de déterminer l’efficience du phénomène en étudiant les projets qui ont été soumis à l’intérieur des établissements au moment de l’ouverture des programmes ou de l’offre de cours délocalisée. Plus exactement, on cherche à connaître les coûts liés à l’offre de programme délocalisée et à examiner l’impact financier qu’a eu cette offre sur l’établissement. Nous espérons pouvoir développer pour l’État un outil supplémentaire d’évaluation des projets qui sont présentés et qui comportent une composante de délocalisation de l’offre, tout en fournissant aux établissements la chance de justifier leurs décisions de dispersion de l’offre. Nous avons envisagé de créer une simulation à partir d’une liste courte d’indicateurs financiers, comme les immobilisations, l’enseignement, les services, l’administration et la recherche. Il ne semble pas y avoir de données systémiques fiables qui nous permettent de modéliser les coûts. Le modèle lui-même serait à construire avant de procéder à de telles simulations, modèle sans lequel les exercices s’éloignent trop de la réalité pour constituer un outil d’analyse objectif. Si le commanditaire désire emprunter la voie de la modélisation, des discussions plus approfondies peuvent avoir lieu. Faute d’un tel modèle, nous chercherons à analyser les données réelles des coûts liés à la délocalisation en les obtenant des établissements eux-mêmes. Projet #3 : protocole d’évaluation des projets de formation délocalisée Ce troisième projet n’est pas de nature analytique, mais de nature prescriptive. Il permet, une fois complété, de fournir aux autorités compétentes un protocole d’évaluation des projets de formation délocalisée. Ce protocole vise deux objectifs : faire le suivi des projets déjà en cours et juger de la valeur des projets présentés aux fins de financement. L’étude comprendrait de plus des entrevues avec les responsables ministériels de façon à mesurer leurs besoins précis et d’ajuster les outils à leurs besoins immédiats et futurs. Nous souhaitons en bout de piste proposer au ministère responsable de l’approbation des projets une série d’indicateurs d’acceptabilité sociale, académique, régionale et financière. Ces indicateurs seraient développés en utilisant les résultats et les conclusions de l’étude de 2011 sur les sources de revenus, l’étude de 2012 (sous embargo) sur la satisfaction des étudiants et une revue complémentaire des protocoles d’évaluation de projets déjà existants dans les différents organismes gouvernementaux.

Publications et conférences

Pour discussion... (5)

Monographies (8)

2014MO-01 MO Laurence Allaire, Jean-Pierre Aubry, Bryan Campbell, Jean-Claude Cloutier, Serge Coulombe, Jonathan Deslauriers, Pouya Ebrahimi, Kodjovi M. Eklou, Étienne Farvaque, Martial Foucault, Robert Gagné, Roger Galipeau, Mario Lefebvre, Pierre Ouellette, Jonathan Paré, Patrick Petit, Catherine Roch-Hansen, Suzie St-Cerny, Yves Trudel, François Vaillancourt, Marcelin Joanis et Luc Godbout. Le Québec économique 5 (2013-2014) : Les grands enjeux de finances publiques
2013MO-01 MO Marcelin Joanis, Luc Godbout et Jean-Yves Duclos. Le Québec économique 2012 : Le point sur le revenu des Québécois
2012MO-01 MO Luc Godbout, Marcelin Joanis et Nathalie de Marcellis-Warin. Le Québec économique 2011 : Un bilan de santé du Québec
2010M0-01 MO Luc Godbout, Marcelin Joanis, Catherine Beaudry, Maude Boulet, Claude Castonguay, Arnaud Dragicevic, Martial Foucault, Mathieu Laberge, Robert Lacroix, Carlos Leitao, Clément Lemelin, Justin Leroux, Claude Montmarquette, Luc Savard, Bernard Sinclair-Desgagné et François Vaillancourt. Le Québec économique 2010 : Vers un plan de croissance pour le Québec
2009MO-03 MO François Vaillancourt, Suzie St-Cerny, Claude Montmarquette, Mathieu Laberge, Pierre Fortin, Youri Chassin, Jean-Pierre Aubry, Marcelin Joanis et Luc Godbout. Le Québec économique 2009
2008MO-01 MO Benoit A. Aubert, Catherine Beaudry, Chang Hong, Julie Lachaine, Nathalie de Marcellis-Warin, Pierre-Olivier Pineau, Veerle Slootmaekers, Ari Van Assche et Suzanne Rivard. Le Québec à l'heure de la mondialisation
1996MO-02 MO Michael Huberman et Robert Lacroix. Le partage de l'emploi : Solution au chômage ou frein à l'emploi ?
1996MO-01 MO Bernard Fortin, Gaétan Garneau, Guy Lacroix, Thomas Lemieux et Claude Montmarquette. L'économie souterraine au Québec : Mythes et réalités

Rapports bourgogne (12)

Rapports de projets (128)

2015RP-03 RP Annie Royer et Daniel M. Gouin. Coordination verticale dans les secteurs québécois du porc et des légumes de transformation : statut, motivations et enjeux
2014RP-12 RP (Sans auteur). Régimes spécifiques d'indemnisation sans égard à la faute au Québec - Partie III
2014RP-11 RP Lota Dabio Tamini, Dupuis Raymond et Maurice Doyon. Commerce international des produits alimentaires - Capacité d'application de la réciprocité des normes (innocuité, environnement et social) et leviers à la disposition des gouvernements
2014RP-08 RP Stéphanie Boulenger et Joanne Castonguay. L'entente de services entre RocklandMD et l'hôpital Sacré-Cœoeur de Montréal : un portrait complet des coûts
2014RP-07 RP Joanne Castonguay et Matthieu Strubb. Analyses économiques de la procréation médicalement assistée
2014RP-05 RP Claude Montmarquette, Stéphanie Boulenger et Joanne Castonguay. Les risques liés à la création de PHARMA-QUEBEC
2014RP-06 RP Mélanie Bourassa Forcier. Projet de viabilité - Contrat pour l'accès aux médicaments et pour l'innovation au Québec (CAMI)
2014RP-03 RP Joanne Castonguay. Le financement des soins chroniques
2014RP-01 RP Pouya Ebrahimi, Catherine Roch-Hansen et François Vaillancourt. L'incidence des recettes et des dépenses gouvernementales pour les ménages québécois, 2007
2014RP-02 RP Justin Leroux, Kim McGrath et Jérémy Laurent-Lucchetti. Réflexion sur une tarification équitable des services d'eau au Québec
2013RP-18 RP Mélanie Bourassa Forcier. Contrat-cadre pour l'accès aux médicaments et pour l'innovation au Québec (CAMI)
2013RP-19 RP Maurice Doyon et John Cranfield. Economic Evaluation Models of Generic Fluid Milk and Cheese Marketing Investment in Canada for the 2007-2011 Period
2013RP-17 RP Stéphanie Boulenger et François Vaillancourt. Temps d'attente dans le secteur public de la santé au Québec : mesure, conséquences et moyens pour les réduire
2013RP-12 RP Brahim Boudarbat et Marie Connolly. Brain Drain: Why Do Some Post-Secondary Graduates Choose to Work in the United States?
2013RP-13 RP Brahim Boudarbat et Marie Connolly. Exode des cerveaux : Pourquoi certains diplômés d'études postsecondaires choisissent-ils de travailler aux États-Unis?
2013RP-14 RP Ejan Mackaay. Le prix unique du livre – leçons à tirer de l'expérience dans différents pays européens
2013RP-15 RP Julien Tousignant et François Vaillancourt. Le financement des dépenses publiques de santé dans cinq fédérations : Australie, Belgique, Espagne, États-Unis et Suisse
2013RP-16 RP Stéphanie Boulenger, Joanne Castonguay et Claude Montmarquette. Étude sur la tarification routière pour la région métropolitaine de Montréal
2013RP-11 RP Manuel Crespo et Denis Bertrand. Faculty Workload in a Research Intensive University: A Case Study
2013RP-08 RP Brahim Boudarbat et Claude Montmarquette. Origine et sources de la surqualification dans la région métropolitaine de Montréal
2013RP-10 RP Nathalie de Marcellis-Warin, Mohamed Mahfouf, Ingrid Peignier et Carl St-Pierre. Enquête sur certaines pratiques médicales au Québec
2013RP-07 RP Henri Thibaudin et François Vaillancourt. Analyse des impacts économiques du Projet de loi no 14, Loi modifiant la Charte de la langue française, la Charte des droits et libertés de la personne et d'autres dispositions législatives
2013RP-06 RP Joanne Castonguay. Analyse comparative des mécanismes de financement des hôpitaux
2013RP-03 RP François Vaillancourt et Pouya Ebrahimi. L'impact du mix fiscal sur la croissance économique des provinces canadiennes, 1981–2010
2013RP-05 RP François Vaillancourt. La Gouvernance Locale en Afrique Francophone : sept notes sur des enjeux traités par le réseau FAGLAF
2013RP-04 RP Jean-Philippe Meloche et Guy Debailleul. Acquisition des terres agricoles par des non agriculteurs au Québec - Ampleur, causes et portée du phénomène
2013RP-01 RP David Masclet, Claude Montmarquette et Nathalie Viennot-Briot. Comment réduire la fraude fiscale? Une expérience sur le signalement
2012RP-20 RP Claude Montmarquette et Nathalie Viennot-Briot. La rémunération relative des travailleurs des secteurs publics : une question de richesse ou de valorisation?
2012RP-19 RP Roger Galipeau. La tarification des services publics : constats et recommandations pour les municipalités du Québec
2012RP-17 RP Claude Montmarquette et Nathalie Viennot-Briot. Econometric Models on the Value of Advice of a Financial Advisor
2012RP-11 RP Jean-Philippe Meloche et François Vaillancourt. Le financement des arrondissements de Montréal : constats, principes et options
2012RP-12 RP Josée St-Pierre, Louis Raymond, Frédéric Laurin et Sylvestre Uwizeyemungu. Mondialisation et internationalisation des PME : Le comportement des PME manufacturières québécoises
2012RP-13 RP Mélanie Bourassa Forcier et François Noël. Ententes entre gouvernements et compagnies pharmaceutiques
2012RP-15 RP Joanne Castonguay. Revue de littérature sur les études économiques des interventions auprès des enfants obèses
2012RP-16 RP Nicholas-James Clavet, Jean-Yves Duclos, Bernard Fortin et Steeve Marchand. Le Québec, 2004-2030 : une analyse de micro-simulation
2012RP-07 RP Louis Lévy-Garboua et Claude Montmarquette. L'influence de l'origine sociale sur le niveau d'aspiration et la réussite scolaire
2012RP-08 RP Natalia Mishagina. The State of STEM Labour Markets in Canada - Literature Review
2012RP-09 RP Joanne Castonguay, Nathalie de Marcellis-Warin et Natalia Mishagina. Évaluation de l'impact socioéconomique potentiel de la médecine personnalisée
2012RP-10 RP Joanne Castonguay, Nathalie de Marcellis-Warin et Natalia Mishagina. Evaluating the Potential Socio-Economic Impact of Personalized Medicine
2012RP-03 RP Stéphanie Boulenger et François Vaillancourt. Coûts des régimes de SST : méthodologie et résultats de la comparaison entre la CSST du Québec et la CSPAAT de l'Ontario
2012RP-04 RP Stéphanie Boulenger et François Vaillancourt. Analyse de l'évolution des montants d'IRR versés par la CSST entre 2001 et 2009
2012RP-02 RP Ali Béjaoui. Attirer et retenir les travailleurs âgés : Le rôle de la flexibilité
2012RP-01 RP Mara Gloria, François Vaillancourt et Pedro Lages Dos Santos. Les déterminants macroéconomiques de l'épargne québécoise et canadienne – une étude économétrique
2011RP-14 RP Pierre Gouëdard et François Vaillancourt. Taux d'investissement privé et épargne des ménages des provinces canadiennes, 1990-2008; y-a-t-il une relation?
2011RP-15 RP Joanne Castonguay, Benoit Dostie et Christian Moroy. Initiatives de Promotion de la santé au travail : Un examen des enjeux et du contexte au Québec et au Canada
2011RP-16 RP Joanne Castonguay. Analyse comparative des mécanismes de gestion des paniers de services
2011RP-17 RP Maxime Desmarais-Tremblay et François Vaillancourt. Le bilan des particuliers au Canada : évolution et analyse
2011RP-13 RP Manuel Crespo, Alexandre Beaupré-Lavallée et Sylvain Dubé. L'offre de programmes universitaires des sites hors-campus au Québec : ampleur, logiques décisionnelles et évaluation de ses impacts
2011RP-12 RP Brahim Boudarbat et Marie Connolly. L'écart salarial entre les sexes chez les nouveaux diplômés postsecondaires
2011RP-07 RP Brahim Boudarbat. Les défis de l'intégration des immigrants dans le marché du travail au Québec : enseignements tirés d'une comparaison avec l'Ontario et la Colombie-Britannique
2011RP-09 RP Brahim Boudarbat. Labour market integration of immigrants in Quebec: a comparison with Ontario and British Columbia
2011RP-03 RP François Vaillancourt, Mathieu Laberge, Edison Roy César et Guillaume Nadeau. L'Épargne au Québec : sa mesure et son importance, 1981-2006
2011RP-05 RP Véronique Fournier et François Vaillancourt. Les déterminants de l'épargne des ménages au Québec en 2007 : analyse et comparaison avec le Canada et l'Ontario
2011RP-01 RP Claude Castonguay. Le point sur les pensions
2010RP-16 RP François Vaillancourt et Pouya Ebrahimi. Le rendement privé et social de l'éducation universitaire au Québec : Estimations reposant sur le Recensement de 2006
2010RP-15 RP Jim Engle-Warnick, Julie Héroux, Claude Montmarquette et Nathalie Viennot-Briot. Les Québécois et les rouages de l'économie québécoise
2010RP-13 RP Youri Chassin et Marcelin Joanis. Détecter et prévenir la collusion dans les marchés publics en construction: Meilleures pratiques favorisant la concurrence
2010RP-09 RP Mathieu Laberge et Claude Montmarquette. L'aide au logement au Québec
2010RP-12 RP Pierre Thomas Léger et Erin Strumpf . Système de paiement des médecins : bref de politique
2010RP-06 RP Clément Lemelin. Le financement public de l'enseignement universitaire au Québec
2010RP-07 RP Michel Trahan et Germain Carreau. La formule de financement de la fonction enseignement des universités
2010RP-05 RP Brahim Boudarbat et Maude Boulet. Immigration au Québec : Politiques et intégration au marché du travail
2010RP-03 RP Jacques Roy et Jean-Emmanuel Poitras. Impact des coûts de transport sur la compétitivité des entreprises québécoises
2010RP-04 RP Benoit Dostie. Quels sont les impacts de la Loi favorisant le développement de la formation de la main-d'œuvre sur les niveaux de formation au Québec?
2010RP-02 RP Justin Leroux, Mariane Arsenault et Jérémy Laurent-Lucchetti. Réflexion sur la tarification du réseau routier québécois
2010RP-01 RP Claude Castonguay et Mathieu Laberge. La longévité : une richesse
2009RP-04 RP Cécile Carpentier et Jean-Marc Suret. Proposition de commission unique : commentaires et discussion
2009RP-05 RP Cécile Carpentier et Jean-Marc Suret. Proposal for a Single Securities Commission: Comments and Discussion
2009RP-02 RP Marcelin Joanis, Youri Chassin et Lydia Yakonowsky. Marchés publics et développement économique au Québec Leçons des expériences européennes et nord-américaines
2009RP-01 RP Mathieu Laberge et Claude Montmarquette. Portrait des conditions de pratique et de la pénurie des effectifs infirmiers au Québec
2008RP-03 RP Benoit A. Aubert, Hamish Goodwin, Mathieu Templier et Lydia Yakonowsky. Portrait des politiques en matière d'utilisation des marchés publics pour des fins de développement économique
2008RP-01 RP Dany Brouillette et Bernard Fortin. Impact de la Prime au travail sur l'effort au travail : une approche expérimentale
2008RP-02 RP Joanne Castonguay, Claude Montmarquette et Iain Scott. Analyse comparée des mécanismes de gouvernance des systèmes de santé de l'OCDE
2007RP-13 RP Joanne Castonguay, Danielle Lareau et Benoit A. Aubert. Guide pratique pour l'identification et la gestion des enjeux sociopolitiques
2007RP-02 RP Claude Montmarquette et Iain Scott. Taux d'actualisation pour l'évaluation des investissements publics au Québec
2007RP-04 RP Joanne Castonguay, Claude Montmarquette, Claude Castonguay et Iain Scott. Analyse comparative sur le financement de la santé
2007RP-01 RP Marcel Boyer. The Design of an Efficient Offshoring Strategy: Some Reflections and Links to SNC-Lavalin
2006RP-16 RP Joanne Castonguay et Roger Miller. La gouvernance des grands projets d'infrastructure publique - Le rôle du donneur d'ouvrage
2006RP-13 RP Roger Miller, Joanne Castonguay, Féthi Chebil et Louise Roy. La gouvernance des grands projets d'infrastructure publique - Le Bureau des grandes infrastructures publiques
2006RP-14 RP Roger Miller et Joanne Castonguay. La gouvernance des grands projets d'infrastructure publique - Gestion de portefeuille
2006RP-15 RP Joanne Castonguay et Roger Miller. La gouvernance des grands projets d'infrastructure publique - Le démarrage des grands projets publics : éléments de réflexion
2006RP-17 RP Roger Miller et Joanne Castonguay. La gouvernance des grands projets d'infrastructure publique - La gestion des risques
2006RP-19 RP Joanne Castonguay et Roger Miller. La gouvernance des grands projets d'infrastructure publique - L'évaluation de projets
2006RP-18 RP Danielle Lareau, Joanne Castonguay, Roger Miller et Louise Roy. La gouvernance des grands projets d'infrastructure publique - L'évaluation de projets
2006RP-20 RP Joanne Castonguay et Roger Miller. La gouvernance des grands projets d'infrastructure publique - Benchmarking des cadres de gouvernance
2006RP-21 RP Féthi Chebil, Joanne Castonguay et Roger Miller. La gouvernance des grands projets d'infrastructure publique - Analyse des grands projets réalisés au Québec
2006RP-22 RP Roger Miller, Joanne Castonguay, Danielle Lareau, Féthi Chebil, Louise Roy et Lydia Yakonowsky. La gouvernance des grands projets d'infrastructure publique - Diagnostic et recommandations
2006RP-23 RP Roger Miller, Joanne Castonguay et Féthi Chebil. La gouvernance des grands projets d'infrastructure publique - Le processus de révision de la qualité
2006RP-09 RP Cathleen Johnson, Claude Montmarquette et Nathalie Viennot-Briot. The Role of Information on Return to Human Capital: A Laboratory Experiment on Educational Choices
2006RP-10 RP Brahim Boudarbat et Claude Montmarquette. Choix des domaines d'êtudes dans les universités canadiennes
2006RP-08 RP Claude Montmarquette. Le Remboursement Proportionnel au Revenu (RPR) : Un système pour les prêts d'études alliant efficacité et accessibilité
2006RP-06 RP François Dupuis, Benoit Durocher, Claude Montmarquette et Maryse Robert. Le redressement de la situation fiscale au Québec
2006RP-07 RP François Dupuis, Benoit Durocher, Claude Montmarquette et Maryse Robert. Rectifying Québec's fiscal situation
2005RP-20 RP Louis Phaneuf et Étienne Wasmer. Une étude économétrique de l'impact des dépenses publiques et des prélèvements fiscaux sur l'activité économique au Québec et au Canada
2005RP-21 RP Pierre Lefebvre et Philip Merrigan. The Québec's Experiment of $5 per Day per Child Childcare Policy and Mother's Labour Supply: Evidence Based on the Five Cycles of the NLSCY
2005RP-04 RP Yanick Labrie et Claude Montmarquette. La formation qualifiante et transférable en milieu de travail
2005RP-07 RP Cécile Carpentier et Jean-Marc Suret. L'encadrement des sociétés de capital de risque : analyse et recommandations
2005RP-02 RP Laure Thomas et Claude Montmarquette. La présélection éducationnelle et la ségrégation professionnelleLe cas du Québec et de l'Ontario en 1997
2005RP-03 RP Claude Montmarquette et Laure Thomas. La pénurie de travailleurs qualifiés
2004RP-16 RP Claude Montmarquette et David Boisclair. Post-Secondary Educational Institutions' Adjustment to Labour Market Changes : Major Concerns and Key Research Issues
2004RP-20 RP Cécile Carpentier et Jean-Marc Suret. Création et financement des entreprises technologiques : les leçons du modèle israélien
2004RP-09 RP Benoit A. Aubert, Simon Landry et Michel Patry. Les innovations en matière de politiques économiques et leur incidence sur la productivité – Le cas de la Bavière –
2004RP-10 RP Benoit A. Aubert, Simon Landry et Michel Patry. Les innovations en matière de politiques économiques et leur incidence sur la productivité – Le cas de la Nouvelle-Zélande –
2004RP-11 RP Benoit A. Aubert, Simon Landry et Michel Patry. Les innovations en matière de politiques économiques et leur incidence sur la productivité – Le cas de l'Irlande –
2004RP-12 RP Benoit A. Aubert, Simon Landry et Michel Patry. Les innovations en matière de politiques économiques et leur incidence sur la productivité – Leçons pour le Québec –
2004RP-05 RP Marcelin Joanis, Fernand Martin et Suzie St-Cerny. Quel avenir pour les politiques de développement régional au Québec ? (Version mise à jour le 9 août 2004)
2004RP-06 RP Daniel Parent. Fécondité et incitatifs fiscaux : quelles conclusions pouvons-nous en tirer?
2004RP-07 RP Daniel Parent et Christopher Worswick. Immigrant Labour Market Performance and Skilled Immigrant Selection: The International Experience
2004RP-08 RP Daniel Parent et Christopher Worswick. Qualifications et immigration : réforme de la grille d'admission du Québec et composition de la population d'immigrants s'établissant au Québec
2004RP-04 RP Marcelin Joanis, David Boisclair et Claude Montmarquette. La santé au Québec : des options pour financer la croissance
2004RP-03 RP Marcelin Joanis et Claude Montmarquette. La dette publique : un défi prioritaire pour le Québec
2003RP-14 RP Guy Lacroix, Gino Santarossa et Pierre Gagné. Une analyse de la dynamique de la dépendance à l'assistance-emploi des populations natives et immigrantes québécoises
2003RP-13 RP Claude Montmarquette et Laure Thomas. Surqualification et sous-qualification des travailleurs sur le marché du travail : le cas du Québec et de l'Ontario en 1991 et 1996
2005RP-13 RP Robert Gagné, Simon Landry et Michel Patry. Le « retard » de productivité du Québec : constats et diagnostics
2002RP-14 RP Gamal Atallah et Marcel Boyer. Le financement et l'évaluation de la performance des universités: l'expérience anglaise
2002RP-10 RP Bernard Fortin et Guy Lacroix. Assessing the Impact of Tax and Transfer Policies on Labour Supply: A Survey
2002RP-05 RP Daniel Parent. La Prime Associée au Diplôme d'Études Secondaires et le Décrochage Scolaire au Canada
2002RP-04 RP Muriel Meunier, Claude Montmarquette, Jérôme Schaeffer et Laure Thomas. Étude Comparée sur la Réussite Universitaire Québec-Ontario pour la Période 1994-1996
2001RP-05 RP Nicole M. Fortin et Michael Huberman. Occupational Gender Segregation : Public Policies and Economic Forces
2001RP-09 RP Muriel Meunier et Claude Montmarquette. Le système scolaire québécois : État de la situation et éléments de réflexion
2001RP-03 RP Gamal Atallah et Marcel Boyer. Combler le Déficit de Compétences : Un Guide d'Interaction Université-Industrie
2000RP-08 RP Muriel Meunier, Claude Montmarquette et François Raymond. La main-d'oeuvre Hautement Qualifiée : Guide des Données Disponibles sur la Rémunération au Canada
2000RP-04 RP Claude Montmarquette et Nathalie Viennot-Briot. Note sur les Personnes à Risque d'Abandonner les Études Secondaires
1999RP-04 RP Marcel Dagenais, Claude Montmarquette et Julie Turcotte. Une étude économique de la rénovation résidentielle au Québec
1999RP-05 RP Claude Montmarquette. Quels sont les Éléments d'une Insertion Réussie sur le Marché du Travail?
1999RP-03 RP Bernard Fortin, Denis Fougère et Guy Lacroix. The Impact of Government-Sponsored Training Programs on Labour Market Transition
1999RP-13 RP Marcel Boyer, Véronique Le Gallo et Claude Montmarquette. Analyse critique des méthodes et instruments actuels de mesure de la prévision de l'offre et de la demande de main-d'oeuvre hautement qualifiée
1999RP-02 RP Paul Beaudry et Thomas Lemieux. Evolution of the Female Labour Force Participation Rate in Canada, 1976-1994

Cahiers scientifiques (335)

2015s-10 CS Étienne Farvaque, Martial Foucault et Marcelin Joanis. L’endettement public des provinces canadiennes : Les règles d’équilibre budgétaire sont-elles efficaces?
2015s-09 CS David Boisclair, Jean-Yves Duclos, Steeve Marchand et Pierre-Carl Michaud. An economic analysis of proposals to improve coverage of longevity risk
2015s-08 CS Luc Bissonnette, Michael Hurd et Pierre-Carl Michaud. Individual Survival Curves Comparing Subjective and Observed Mortality Risk
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