Présentation

La qualité de l’environnement naturel et social concourt au bien-être des sociétés humaines. Sa dégradation se traduit par des coûts sociaux de grande ampleur.

Lorsque les comportements individuels et collectifs sont économiquement, écologiquement et socialement viables, l’intérêt public d’aujourd’hui protège celui de demain. C’est ce qu’on appelle le développement durable.

Comment répondre aux défis actuels tels que la pollution, le réchauffement climatique et l’extinction de la biodiversité ? Comment gérer le risque social et les tensions qu’il génère dans un contexte économique et financier mouvant ? L’analyse économique vise à étudier les interactions entre agents économiques, organisations et institutions. Les enjeux environnementaux et sociaux doivent être examinés dans le cadre de ces interactions et intégrés dans les processus de décision.

En ce sens, la prise de décision envers le développement durable est capitale. En lançant le groupe de recherche dédié au développement durable, le CIRANO a décidé de lui accorder l’importance qu’elle mérite.

L'équipe de recherche

Vice-présidente Risque et Développement durable

De Marcellis, Nathalie nathalie.de_marcellis@cirano.qc.ca 514-985-4000p3120 École Polytechnique

Fellows

Boiral, Olivier olivier.boiral@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université Laval
Boyer, Marcel marcel.boyer@cirano.qc.ca 514-985-4000p4002 Université de Montréal
Lanoie, Paul paul.lanoie@cirano.qc.ca 514-985-4000 HEC Montréal
Sinclair-Desgagné, Bernard bernard.sinclair-desgagne@cirano.qc.ca 514-985-4000p4010 HEC Montréal
Tanguay, Georges A. georges.tanguay@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université du Québec à Montréal
Vachon, Stéphane stephane.vachon@cirano.qc.ca 514-985-4000p4041 Ivey Business school W. University

Fellows associés

Beaudry, Paul paul.beaudry@cirano.qc.ca 514-985-4000 University of British Columbia
Crifo, Patricia patricia.crifo@cirano.qc.ca 514-985-4000 École Polytechnique ParisTech
Ponssard, Jean-Pierre jean_pierre.ponssard@cirano.qc.ca 514-985-4000 École Polytechnique

Chercheurs

Bernard, Sophie sophie.bernard@cirano.qc.ca 514-340-4711p5861 École Polytechnique
Meloche, Jean-Philippe jean-philippe.meloche@cirano.qc.ca 514-985-4000 Université de Montréal

Professionnel(s) de recherche

Étudiant(s) (M.Sc.)

Juvanon Du Vachat, Romaric romaric.juvanon@cirano.qc.ca 514-985-4000p3012 École Polytechnique de Montréal
Rutyna, Christophe christophe.rutyna@cirano.qc.ca 514-985-4000p3037 École Polytechnique de Montréal

Étudiant(s)

Programmation de recherche

Développement durable

La recherche sur la place du développement durable (DD) dans le champ d'études du patrimoine urbain est encore dans une phase exploratoire. Elle exige la réalisation d’une étape préalable qui consiste à développer des outils d’évaluation, à l’instar des indicateurs de développement durable, et à déterminer un cadre d’analyse qui permettra de les adapter au domaine du patrimoine urbain. Dans ce contexte, le présent projet vise deux principaux objectifs : 1) Élaborer une grille d’indicateurs permettant d’évaluer le patrimoine urbain sous l’angle du DD. Ce premier objectif implique de faire le pont entre les connaissances sur les indicateurs de DD et l’évaluation du patrimoine urbain, et ce, par une analyse des contenus théoriques et empiriques afférents. 2) Combiner une approche quantitative et qualitative pour mesurer et interpréter ces indicateurs dans les cas du Vieux-Québec et du Vieux-Montréal. Il s’agira alors de démontrer la complémentarité des deux approches dans le contexte des études patrimoniales étant donnée l’existence d’indicateurs quantifiables d’une part et nécessitant l’interprétation de différents acteurs concernés par la conservation durable du patrimoine urbain (p. ex. décideurs, citoyens).

Cette étude est basée sur les résultats des référendums de 2004 au Québec sur les fusions municipales. Nous procédons à une analyse multivariée qui permet d’identifier les principaux facteurs socio-économiques ayant influencé les votes et pouvant ainsi expliquer les structures municipales résultantes.

L’objectif premier de la recherche sera d’analyser la comparabilité des rapports de développement durable d’entreprises canadiennes utilisant le GRI et œuvrant dans quelques secteurs d’activités clés, en particulier les secteurs énergétiques et miniers. Les résultats de l’étude permettront non seulement de mieux évaluer la fiabilité des rapports en matière de développement durable en général, mais aussi celle des nombreux classements ou palmarès des entreprises les plus socialement responsables qui se basent en grande partie sur ce type de rapports. L’étude devrait permettre également de mieux éclairer les investisseurs, les administrateurs de société, les gouvernements et le public qui se basent souvent sur ces rapports et sur ces palmarès, notamment dans le choix d’investissements se voulant responsables et environnementaux. Le projet est en cours et des premiers résultats ont été publiés. L’article « Les rapports GRI à l’épreuve de la transparence : une analyse de contenu des secteurs énergie et mines » a reçu en 2012 le prix du Best Paper de la division responsabilité sociale de la Conférence de l’ASAC, St John’s, 9-12 juin.

Les stratégies environnementales des grands émetteurs finaux, qui représentent plus de la moitié des émissions canadiennes de gaz à effet de serre (GES), constituent une dimension fondamentale des efforts de lutte contre les changements climatiques. De façon paradoxale, ces stratégies demeurent encore relativement peu étudiées de façon approfondie au Canada. Le principal objectif de la recherche est de dresser un portrait global des stratégies et des actions des entreprises industrielles canadiennes, plus spécifiquement les grands émetteurs finaux, par rapport aux enjeux des changements climatiques. La recherche est centrée sur deux démarches méthodologiques complémentaires. Une étude de cas auprès de grandes entreprises industrielles représentatives des principaux secteurs polluants a été réalisée à partir d’une approche qualitative et inductive. Par ailleurs, une étude quantitative par entretien téléphonique a été réalisée auprès des principaux grands émetteurs industriels.

Des études récentes montrent que le débat aujourd’hui n’est plus de savoir qui, des grandes entreprises ou des PME, s’engage sur le terrain de la RSE, mais plutôt en quoi la démarche RSE des unes (les PME) est à distinguer de celle des autres (grandes entreprises). La question est d’autant plus d’actualité pour les PME qu’elles ont été largement délaissées par la recherche sur la RSE, principalement en raison de peu de données disponibles. Ce projet propose de décrire les pratiques de RSE à partir de l’enquête « Entreprises et Développement Durable » (EnDD) menée en 2011 sur un échantillon de plus de 11000 entreprises françaises. L’intérêt de cette enquête est double. Premièrement, la plupart des données existantes sur la RSE sont basées sur des notations ou classements, provenant d’agences de notation extra-financières comme Vigeo en Europe ou KLD aux États-Unis, spécialisées sur la notation en matière environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) des grandes entreprises cotées en bourse. L’enquête EnDD permettra de construire des indicateurs quantitatifs caractérisant les pratiques effectives en matière de RSE, à la différence des scores ou classements qui caractérisent la perception plus qualitative des agences de notation sur ces mêmes pratiques. Deuxièmement, en portant sur un échantillon de 11250 unités, l’enquête EnDD permettra d’appréhender les comportements RSE sur un échantillon très large d’entreprises, composé de grands groupes, mais aussi de PME (entreprises de 10 salariés ou plus, groupes de 500 salariés ou plus), là où les agences de notation s’appuient généralement uniquement sur des échantillons de plusieurs centaines d’entreprises cotées en bourse.

La plupart des biens et services permettant de réduire la pollution de l’air, de l’eau ou des sols émanent actuellement, non pas des pollueurs eux-mêmes, mais d’un nombre croissant d’entreprises spécialisées qui forment ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’éco-industrie. En tant que fournisseurs de ces biens et services, ces entreprises jouent bien sûr un rôle-clé dans la détermination des coûts et impacts des réglementations environnementales. Elles compensent aussi les pertes d’emploi dues aux baisses de régime imposées à certaines industries polluantes. Elles participent enfin souvent au peloton de tête des entreprises exportatrices de haute technologie, particulièrement au Québec. La dynamique de l’éco-industrie québécoise, notamment les facteurs influençant ses stratégies de développement et d’internationalisation, reste toutefois largement méconnue. Si l’on comprend plutôt bien nos industries aéronautique et pharmaceutique, il n’en va pas de même de l’éco-industrie (bien que celle-ci soit de taille comparable!). Ce projet visera à changer les choses, dans la foulée d’études récentes réalisées par l’OCDE et les gouvernements fédéral et provincial. Il devrait produire au moins un document faisant l’état de lieu et contenant des propositions touchant à la fois les politiques environnementales et industrielles.

Avec un chiffre d’affaires comparable au niveau mondial à celui d’autres géants de l’industrie manufacturière telle que les industries aéronautique et pharmaceutique, l’éco-industrie est actuellement un acteur clé de la croissance économique des pays développés. En effet, les industries polluantes, soumises à un cadre de réglementation environnementale de plus en plus rigoureux, font de plus en plus appel à des firmes spécialisées, qui constituent cette éco-industrie, pour leur fournir les biens et services de dépollution. Le premier objectif de ce projet de recherche est d’analyser de façon empirique si cette sous-traitance accrue des activités de dépollution est une simple manifestation de la logique smithienne de la division du travail. Le deuxième objectif du projet est d’estimer de façon empirique la contribution potentielle d’autres facteurs tels que le degré de sévérité des règlementations environnementales, l’élasticité de la demande des biens et services de dépollution, ainsi que la substitution ou la complémentarité des activités de dépollution effectuées en interne et celles déléguées aux firmes polluantes.

Au cours des 20 dernières années, les coûts de mise en conformité des entreprises aux lois et règlements existants, mis à jour ou nouveaux (comme la loi Sarbanes-Oxley, les normes financières prescrites par les accords de Bâle II et III, les lois sur la concurrence, les nouveaux régimes fiscaux, les normes de sécurité alimentaire, la réglementation environnementale, etc.) ont plus que doublé. Certaines études les estiment maintenant à plus de 80 milliards $ pour l’Amérique du Nord. Selon le Baromètre du Management de PricewaterhouseCoopers, les hauts dirigeants et membres de conseils d’administration dépenseraient désormais plus de 10 % de leur budget à s’assurer de la conformité interne ou externe de leur entreprise. Le même rapport révèle toutefois que 48 % des gestionnaires américains et 38 % des gestionnaires européens admettent que leur entreprise connaîtrait mal le niveau et la qualité de ses dépenses découlant de la mise en conformité. Ces constats indiquent qu’il y aurait un réel besoin de nouveaux outils pour, d’une part, bien évaluer les coûts de la mise en conformité, et d’autre part, faire en sorte que les organisations en cause deviennent plus efficaces dans leur gestion de la conformité. Ce projet tentera de combler ce besoin, en utilisant notamment les travaux du CIRANO en finance mathématique (options réelles) et en design organisationnel (audits, impartition).

Ce projet de recherche vise à développer un modèle théorique d’analyse de l’impact du pouvoir compensateur au sein du marché des biens et services de dépollution sur l’efficacité de la taxation environnementale. En effet, les principaux segments de l’éco-industrie qui fournissent les biens et services environnementaux aux firmes polluantes sont largement dominés par un nombre limité de grandes firmes. En même temps, la plupart des industries polluantes (telles que l’industrie métallurgique, l’industrie pétrochimique, l’industrie minière,…) opèrent dans un contexte de concurrence imparfaite. Dans un premier temps, nous étudions de façon explicite le processus de négociation entre les firmes environnementales et les firmes polluantes. Ensuite, nous analysons l’impact du pouvoir relatif de négociation de ces firmes sur le niveau optimal d’une taxe sur les émissions. Enfin, nous vérifions si nos conclusions s’appliquent également en présence d’une taxe environnementale sur les facteurs de production.

C’est un projet théorique sur l’intégration de l’analyse du cycle de vie comme mécanisme de flexibilité dans l’application de politique de réduction d’émission de CO2. L’analyse du cycle de vie est une technique qui évalue l’impact environnemental potentiel de produits, de l’extraction des ressources à la disposition des déchets. Cette méthodologie standardisée (ISO 14040) devient de plus en plus reconnue par les autorités et mène au développement de labels environnementaux et de règlementations. L’approche cycle de vie nous indique que les firmes peuvent réduire leurs émissions de pollution non seulement lors de la production, mais aussi lors du choix de matériaux et de conception, influençant ainsi l’impact environnemental des produits à différentes étapes du cycle de vie. Pour certains produits, la conception est un choix crucial puisqu’elle détermine le niveau d’émission lors de la consommation, la durée de vie, la recyclabilité ainsi que les émissions liées à la disposition des produits. Combinée à une politique de réduction d’émission, l’approche cycle de vie permettrait aux firmes d’atteindre leurs objectifs de réduction en choisissant le vecteur le moins coûteux parmi la chaîne de valeur des produits. Le présent projet vise l’introduction de l’analyse du cycle de vie afin de réduire les coûts associés aux politiques de réduction d’émission de pollution.

Le commerce international des déchets électroniques prend une place toute particulière dans le monde des déchets. Premièrement, beaucoup de règlementations spécifiques aux déchets électroniques ont été mises en place au cours des dernières années (la directive sur les Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques en Europe, la Responsabilité Élargie des Producteurs au Québec, etc.). Les études empiriques précédentes sur le commerce des déchets montrent une influence certaine des écarts de règlementations quant à la direction des échanges. Kellenberg (2012) a d’ailleurs rebaptisé le paradis des pollueurs « paradis des déchets ». Deuxièmement, dans le Système harmonisé de désignation et de codification des marchandises (SH), la codification à 6 chiffres ne différencie pas les échanges de produits électroniques neufs des produits électroniques usagés ou en fin de vie. Cette particularité exclue donc les produits électroniques des données sur les déchets, ce qui en soit peut influencer le comportement des commerçants de déchets électroniques. Le présent projet propose d’étudier le commerce légal et illégal des déchets électroniques. Note : ce projet est conjoint avec le groupe Économie expérimentale.

Au cours de tous les précédents sommets de la terre, plusieurs points d’achoppement ont toujours fait surface entre les pays développés et les pays sous-développés en raison de leurs divergences en matière de politiques publiques prioritaires. Malgré les difficultés à trouver l’arme efficace pour lutter contre la dégradation de l’environnement, la communauté internationale s’accorde sur la nécessité de soutenir, grâce à l’aide internationale, la capacité technique des pays pauvres à réduire les émissions de gaz à effet de serre. En pratique, l’aide internationale destinée à la protection de l’environnement prend plusieurs formes, allant du transfert monétaire traditionnel au transfert de technologies environnementales. À leur tour, certains transferts technologiques peuvent ou pas être accompagnés par un transfert de droits de propriété. Ce projet de recherche vise principalement à développer un modèle d’analyse des effets des différentes formes d’aide internationale destinée à la protection de l’environnement. Dans un second temps, nous utiliserons l’analyse économétrique ainsi que la simulation numérique pour mettre en exergue les principaux déterminants des différentes formes d’aide internationale destinée à la protection de l’environnement, ainsi que leur efficacité relative à l’amélioration de la qualité de l’environnement. Note : Ce projet est conjoint avec le groupe Stratégie et économie internationale.

Ce projet vise à analyser la performance des villes sous l'angle du développement durable. Il consiste à évaluer dans quelle mesure i) les activités et flux dominants qui s'y retrouvent (ex. secteurs économiques dominants); ii) les caractéristiques de la population qui y réside (ex. occupation) et iii) leurs caractéristiques physiques (ex. infrastructures et localisation) influencent leur performance. Sur le plan théorique, il vise à établir les relations entre ces trois catégories de facteurs transversaux aux dimensions économique, environnementale et sociale. Sur le plan empirique, il vise à établir l'incidence de ces facteurs sur la performance des villes québécoises en termes de développement durable.

Le but de cette étude est d'identifier l'influence de divers facteurs sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le secteur du transport routier ainsi que sur l’utilisation des transports collectifs, à partir d'une analyse multivariée (37 pays industrialisés sur 20 ans). Parmi les variables étudiées, notons l'utilisation des transports collectifs et actifs, le taux de chômage, les prix du carburant, certaines formes de tarification routière, le PIB, le stock de véhicules, le kilométrage parcouru par adulte, la taille du moteur (cylindrée), les tarifs de transports collectifs, ainsi que l’offre routière tout comme celle des espaces de stationnement et les frais mensuels de stationnement dans le quartier des affaires. Les taxes fixes sur les véhicules et la part de la fiscalité verte dans le PIB sont également étudiées. Ensuite, nous évaluons la façon dont ces choix de transport effectués par un pays sont corrélés avec les revenus de sa population la moins favorisée en mesurant l'équité sociale avec l'indice de Gini. Nous comparons l’incidence sociale des taxes vertes avec celle des hausses du prix du pétrole. Note : Ce projet touche aussi les politiques publiques.

Dans cette recherche, nous évaluons les impacts sur le bien-être social de différentes politiques visant à réduire la congestion et les émissions de gaz à effet de serre. Pour ce faire, nous appliquons à la région métropolitaine de Montréal le modèle logistique trinomial d’Anas et Timilsina (2009) portant sur les choix modaux et développé avec une étude de cas sur la ville de Sao Paulo. Nous procédons à des simulations selon divers scénarios afin de mesurer l’impact d’une variation de l’offre des transports collectifs jumelée à certains changements dans le réseau routier ainsi que dans l'amélioration de l'efficacité énergétique des véhicules. Deuxièmement, nous évaluons l’impact sur différentes classes de revenus d’une hausse du prix de l’essence, puis nous estimons des scénarios combinant celle-ci avec expansion routière, amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules et réduction des services de transports collectifs. Troisièmement, nous comparons trois approches différentes en termes d’incitatifs économiques (le transfert des frais fixes en frais variables, la mise en œuvre du parking cash out et une hausse de la taxe sur l’essence. Note : Ce projet touche aussi les politiques publiques.

Ce projet en développement visera à examiner comment les entreprises des secteurs de l’énergie, des mines et de la foresterie prennent en compte les questions de biodiversité dans leurs politiques de développement durable. L’étude sera réalisée notamment à partir des informations divulguées dans les rapports de développement durable permettra notamment : d’examiner la fiabilité et la transparence des informations sur la biodiversité divulguées; d’analyser le type d’indicateur utilisé; d’identifier les meilleures pratiques dans le domaine et les possibilités de les transférer à d’autres organisations (benchmarking).Ce travail permettrait d’aborder plusieurs questions qui demeurent pratiquement inexplorées dans la littérature : comment les entreprises peuvent-elles mieux intégrer la biodiversité dans leurs activités? Comment mettre en place des mécanismes de gouvernance pour prendre en compte cette question? Quels sont les indicateurs de mesure de la biodiversité les plus appropriés? Quelles recommandations peut-on en déduire pour les entreprises et pour les gouvernements? Quelles sont les voies de recherches à explorer sur l’interface entreprise/biodiversité?

Les trois principaux objectifs de ce projet sont de : 1. Déterminer les services écologiques fournis par chacun des types de milieux humides de la Minganie. 2. Évaluer, par des méthodes économiques reconnues et en développement (économie expérimentale), la valeur monétaire (valeur marchande et non marchande) des services écologiques des milieux humides de la Minganie. 3. Assurer le développement d’une méthodologie exportable à d’autres régions, entre autres, en identifiant les limites géographiques propres à chaque service écologique et à leurs estimés quantitatifs. Ce projet de recherche est conjoint avec le groupe Économie expérimentale.

Le réchauffement climatique pose de lourdes questions d’équité spatiale, puisque les pays responsables du réchauffement (via leurs émissions de GES) sont rarement ceux qui en subissent les dommages. Nous avons proposé un mécanisme permettant de corriger ces inégalités en tenant compte des responsabilités de chacun, en se basant sur un modèle théorique relativement simple (Billette de Villemeur et Leroux, 2011). Cette année, nous comptons préciser nos recommandations théoriques dans un cadre empirique exploitant les données réelles sur le climat, les émissions et l’efficacité technologique des pays du monde. L’objectif in fine de ce projet est de proposer des transferts redistributifs entre pays permettant de favoriser la mise en place d’accords internationaux propices à une gestion efficace des externalités liées au climat.

La réputation est la manière dont l’organisation est perçue et évaluée par ses parties prenantes quant à sa capacité à générer de la valeur comparativement à ses pairs. La réputation des organisations est un actif intangible souvent rattaché à une marque de commerce. Il est plus facile de perdre de sa réputation et la confiance du public, clients, partenaires que de la (re)gagner. La confiance est un facteur important dans la réputation de l’entreprise. La responsabilité sociale et environnementale des entreprises peut aider à construire la confiance dans l'entreprise. La RSE peut permettre d’améliorer l’image et permet de préserver la valeur de la firme. La littérature parle de « social license to operate », d’effort de différenciation par la qualité sociétale ou encore d’amortisseur en cas de choc mettant en cause la réputation de l’entreprise. Certains vont même jusqu’à dire que la RSE pourrait être considérée comme une couverture du risque de réputation. Le projet de recherche mis en place souhaite comprendre comment les entreprises mesurent leur réputation, comment elles perçoivent leur risque de réputation et l’influence plus particulière de la RSE sur la réputation. Une enquête exploratoire a été effectuée et montre que les entreprises ne mettent pas la priorité sur la gestion proactive de la réputation, mais sont plus en mode réactive. Elles considèrent que la RSE pourrait être un moyen de diminuer les effets d’une crise. Une enquête par questionnaire pourrait être envoyée auprès d’un échantillon d’entreprises de différents secteurs industriels pour valider les premiers résultats de l’étude exploratoire

Publications et conférences

Pour discussion... (2)

Rapports bourgogne (4)

2012RB-01 RB Nathalie de Marcellis-Warin et Serban Teodoresco. Corporate Reputation: Is Your Most Strategic Asset at Risk?
2012RB-02 RB Nathalie de Marcellis-Warin et Serban Teodoresco. La réputation de votre entreprise : est-ce que votre actif le plus stratégique est en danger?
2007RB-02 RB Paul Lanoie, Stefan Ambec et Iain Scott. Des billets verts pour des entreprises vertes ?
2007RB-03 RB Paul Lanoie, Stefan Ambec et Iain Scott. When and Why Does it Pay to be Green?

Rapports de projets (2)

Cahiers scientifiques (18)

2014s-39 CS Sandra Cavaco, Patricia Crifo, Antoine Rebérioux et Gwenaël Roudaut. Independent directors: less informed, but better selected? New evidence from a two-way director-firm fixed effect model
2014s-34 CS Patricia Crifo, Marc-Arthur Diaye et Sanja Pekovic. CSR related management practices and Firm Performance: An Empirical Analysis of the Quantity-Quality Trade-off on French Data
2014s-37 CS Patricia Crifo, Marc-Arthur Diaye et Rim Oueghlissi. Measuring the effect of government ESG performance on sovereign borrowing cost
2014s-22 CS Marie-Ève Faubert, Bernard Sinclair-Desgagné et Ekaterina Turkina. An Empirical Study of Road-Noise Barriers Deployment
2011s-77 CS Sophie Bernard. Transboundary Movement of Waste: Second-hand Markets and Illegal Shipments
2011s-64 CS Ari Van Assche et Byron Gangnes. Product Modularity and the Rise of Global Value Chains: Insights from the Electronics Industry
2011s-60 CS Marie-Christine Therrien , Juste Rajaonson et Georges A. Tanguay. Sustainable Tourism Indicators: Selection Criteria for Policy Implementation and Scientific Recognition
2011s-45 CS Arnaud Dragicevic. Dynamiques d'arbitrage entre écotaxe et permis d'émissions
2011s-37 CS Georges A. Tanguay et Ian Gingras. Gas Prices Variations and Urban Sprawl: an Empirical Analysis of the 12 Largest Canadian Metropolitan Areas
2011s-28 CS Paul Lanoie et Alexandra Rochon-Fabien. Promoting Pollution Prevention in Small Businesses: Costs and Benefits of the “Enviroclub” Initiative
2010s-45 CS Georges A. Tanguay et Marie-Christine Therrien . The Smart Border Accord and the Schengen Agreement: A Comparative Analysis of Security Policies
2010s-29 CS Stefan Ambec, Mark A. Cohen , Stewart Elgie et Paul Lanoie. The Porter Hypothesis at 20: Can Environmental Regulation Enhance Innovation and Competitiveness?
2010s-11 CS Olivier Boiral. Peut-on mesurer les performances de développement durable?
2009s-09 CS Corinne Berneman, Paul Lanoie, Sylvain Plouffe et Marie-France Vernier. L'éco-conception : Quels retours économiques pour l'entreprise?
2009s-02 CS Georges A. Tanguay, Juste Rajaonson, Jean-François Lefebvre et Paul Lanoie. Measuring the Sustainability of Cities: A Survey-Based Analysis of the Use of Local Indicators
2007s-17 CS Paul Lanoie et Daniel Llerena. Des billets verts pour des entreprises agricoles vertes?
2007s-19 CS Paul Lanoie, Nick Johnstone, Stefan Ambec et Jérémy Laurent-Lucchetti. Environmental Policy, Innovation and Performance: New Insights on the Porter Hypothesis
2007s-20 CS Stefan Ambec et Paul Lanoie. When and Why Does It Pay To Be Green?

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