Thème B : politique optimale en matière d'endettement public
Les perspectives à adopter
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Les cibles macroéconomiques
Les économistes établissent généralement des cibles d'endettement en tenant compte des avantages et inconvénients macroéconomiques de divers niveaux d'endettement. Plusieurs modèles génèrent des estimations de la dette optimale très variées et laissent souvent les responsables des politiques dans le noir quant à la cible d'endettement à viser. Scarth (2004) tirent une telle conclusion après avoir noté qu'il n'existe même pas de consensus dans la littérature sur la question de savoir si la dette publique doit être positive ou négative.
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Les cibles intergénérationnelles
La question des cibles d'endettement peut également être envisagée du point de vue de l'équité entre les différentes cohortes de contribuables et de bénéficiaires des services gouvernementaux. En matière de cibles d'endettement, les prescriptions de cette approche reposent nécessairement sur certains a priori concernant le poids qui doit être accordé au bien-être des différentes cohortes d'individus. Doit-on viser l'égalité du bien-être pour chaque cohorte ? Le fardeau fiscal et les services publics doivent-ils être répartis également dans le temps ?
La règle traditionnelle : s'endetter pour investir
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Traditionnellement, le financement par endettement était privilégié par les gouvernements pour les dépenses d'immobilisation, justifiées par le fait que les immobilisations produisent des bénéfices sur plusieurs années. Cette « règle traditionnelle » de financement permet de financer par endettement les nouvelles acquisitions de capital fixe, et rembourser progressivement le coût d'acquisition au cours de la vie utile de ce capital. Le gouvernement du Québec a suivi une politique globalement compatible avec cette règle traditionnelle au cours des années 1960 et jusqu'au milieu des années 1970, pour ensuite céder le pas à une politique d'endettement sans lien direct avec les investissements publics en capital fixe.